PS NS TANT
SYMPTOMATOLOGIE
Les signes de l’acrodynie sont bien variables suivant les cas. Tout au moins pouvons-nous décrire une forme normale, caractérisée par trois symptômes principaux qui ne manquent, pour ainsi dire, jamais. Ils ont à peu de chose près la même importance, mais on ne les observe. dans toute leur pureté qu’à la période d'état. Nous les décrirons d’abord : ce sont l’asthénie, l’amaigrissement,, les troubles sudoraux. À ces signes cardinaux peuvent s’adjoindre d’autres manifestations beaucoup plus variables. Celles-ci seront soit sous la dépendance des premiers. symptômes, soit « autonomes ». Dans le premier cas, on peut ranger les troubles cutanés ; dans le second cas, tous les autres troubles observés. Ces dernières manifestations seront plus contingentes encore, plus variables suivant les sujets et pourront même manquer. Les plus fréquentes seront les douleurs dans divers territoires ; nous signalerons en particulier les douleurs abdominales. que nous avons vu peu notées d’une façon générale par les auteurs et qui, dans certaines de nos observations, passent au premier plan : il faut être averti de leur existence et ne pas les attribuer à une appendicite, par exemple, comme le fait s'est rencontré. D'autres douleurs peuvent siéger dans la continuité des membres, dans la tête.
Avec les douleurs, on observe par ordre de fréquence, les troubles psychiques et les troubles oculaires.
A cette forme normale, la plus fréquente, s'ajoutent de multiples formes cliniques que nous étudierons dans.
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le chapitre suivant. On pourrait les décrire à l'infini. Nous ne nous attarderons pas à cette besogne fastidieuse et, selon nous, peu utile. Nous ne parlerons que de la forme à rechutes et de la forme fruste à cause de l’importance que nous croyons devoir leur attacher.
Quoi qu’il en soit, il est difficile de donner de cette maladie une description à la fois claire et complète. Cela tient au polymorphisme de l’affection et au peu de netteté de certains symptômes. On voudrait bâtir quelque chose d’ordonné mais alors il faut élaguer, faire rentrer en un plan régulier, en un cadre rigide, une nature essentiellement fantasque et variable. C’est ce qui nous a conduit à étudier d’abord, d’une façon analytique, les symptômes rencontrés ; puis, pour effacer ce que cette manière de faire aurait peut-être d’irréel, de livresque, à établir une synthèse rapide à propos des formes cliniques.
La lecture des observations achèvera de nous rapprocher de la nature en nous montrant l’acrodynie…. «telle qu’elle est ».
Le début de l'affection est variable. En règle générale, il est insidieux, très lent, et l’enfant n’est amené au médecin que lorsque la maladie évolue depuis des semaines, voire des mois. D’après Rocaz, les parents intelligents, qui surveillent attentivement leurs enfants, remarqueraient que leur état de santé laissait à désirer bien avant l’apparition d’un signe important. En particulier, il y aurait presque toujours un épisode fébrile avec rhino-pharyngite plus ou moins intense. Il ne durerait que deux ou trois jours, ce qui expliquerait combien souvent cet épisode passe inaperçu. Les observations que nous avons lues ne signalent que très rarement ces phénomènes. L'enfant de l'observation III a été pris tout au début de la maladie : il n'avait pas de fièvre,
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