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L'état DT nt à 2 ed à. d 3
mais présentait, par contre quelques signes de bronchite
et il était très abattu depuis une quinzaine de jours.
Dans l'observation XI, environ quatre mois avant le début des accidents d’acrodynie, le bébé aurait été soigné pour grippe avec bronchite.
Quel rapport y a-t-il entre ces signes et Loue ultérieure ? ILest bien délicat de se prononcer. Plusieurs de nos malades appartenaient à des classes sociales très
-aisées ; ils étaient l’objet de soins attentifs et les parents
n'ont pas remarqué le coryza fébrile signalé par Rocaz. On amène le plus souvent l’enfant à la consultation pour l'un des trois grands symptômes cardinaux déjà
signalés : asthénie, amaiïigrissement, sueurs.
L'asthénie, d'abord. — C’est par elle que la maladie
commence souvent et C ee elle qui inquiète les parents.
C'est une dépression anormale physique autant que psychique qui accentue les modifications dans l’habitus
-extérieur de l'enfant que certains attribuent aux trou-
bles du caractère. Les jeunes énfants qui jouaient la journée entière, commençaient à babiller, devienniént subitement tristes et mornes. Ils se confinent au lit où ils somnolent, en se plaignant si on veut les remuéër::Ils -délaissent leurs jouets. À cet âge si insouciant et si gai d'habitude, on les voit prendre une attitude pensivé: et -songeuse qui frappe dès l’abord. Plus de chants, plus deparoles. Recroquevillé sur lui-même, l'enfant ne paraît plus prendre intérêt au monde extérieur. Ses parents eux-mêmes lui semblent indifférents à moins qu’il ne les entoure, suivant l'expression de M. Ledoux, d’une « sorte de câlinerie triste ». Il s’agit parfois d’une véri-
‘table dépression et dans quelques observations où cet
état était particulièrement accusé, l'intervention d’un psychiâtre est notée et l’internement parfois conseillé. Les enfants qui marchent se plaignent d’être fatigués
D'Orgeville 7
Later
après une très courte promenade. Ils demandent constamment à être portés sur les bras ou traînés en voiture. Le moindre effort leur est pénible, éprouvant même de la difficulté à se tenir debout. L'équilibre est perturbé et l'attitude des petits malades rappelle parfois, de ce fait, celle des myopathiques. Ces troubles de la démarche ne sont pas causés uniquement par l’asthénie, mais. les raisons en sont variées : les douleurs subjectives et les troubles du caractère sont les principales. Mais l’asthénie existe même lorsqu'il n’y a pas d’hypotonie musculaire qui, selon certains auteurs, est un symptôme très important.
Les troubles du fonctionnement surrénal qui, pour Kühlet Rietschel, seraient à l’origine même dusyndrome: acrodynie, expliqueraient parfaitement l’asthénie observée si fréquemment qu’elle doit trouver sa place, selon nous, au premier plan d’une étude de cette affection.
Le deuxième symptôme important et qui, lui aussi, décide les parents à consulter, est l’amaigrissement.
De plus en plus, on a tendance à en faire une entité, à ranger l’amaigrissement parmi les phénomènes primitifs et non plus seulement à le considérer comme une: conséquence. Il se comprend que « l’état général de ces. malheureux enfants qui souffrent, qui ne dorment pas. s’altère rapidement », cela est certain. Mais il est à remarquer qu'il n’y a pas parallélisme entre ces symptômes-là et l’amaigrissement. Si ce n’était qu’une conséquence, celui-ci serait proportionnel aux douleurs, à l’anorexie, à l’insomnie. Il en est bien rarement ainsi. « L’amaigrissement est la règle : il est généralement précoce et peut être très rapide. On assiste quelquefois à une véritable: fonte de l’enfant. »
C’est ce que nous avons observé.
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