‹ Quelques Considérations À Propos de Douze Observations d'Acrodynie dans la Région du NordChapitre 9 sur 33 · NEO OMENT RU NUS · texte numérisé non relu

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dermato-neurose, et qui ressemble tout à fait à l’acrodynie.

En 1914, Swift d'Adélaïde en Australie présente au congrès de médecine d’Auckland des enfants atteints d’érythræœdème, et la « maladie de Swift » est mise au programme du congrès prochain. Ce n’est qu’en 1920 que, d’après 31 malades, Wood, de Melbourne, fait une étude minutieuse de la symptomatologie.

En Amérique du Nord, Bilderback de Portland, en relate dix cas en 1920. A partir de ce moment, les publications se succèdent sans arrêt. Weber de Londres en publie un cas en 1921. Szwajhart la rencontre en Pologne. Feer, de Zurich, publie un travail important en 1922 à la Société Helvétique de Pédiatrie, travail qu’il complète en particulier au point de vue pathogénique en 1923, dans les annales de médecine interne et de pédiatrie. Des travaux importants paraissent également en Amérique (Braithwaite-Bilderback) ; en Europe centrale, en Hollande, en Pologne, en Angleterre,en Italie.

A la société de pédiatrie de Paris, en 1924, Debré publie un cas d’acrodynie avec gangrène, présentée comme syndrome de Morvan. En 1926 paraissent à Paris d’autres observations. C’est en 1925, que, dans la région de Nancy, on observe la première épidémie. Le travail de Haushalter paraît dans la revue neurologique du 4 avril 1925. Il est intitulé « Syndrome particulier constitué chez l’enfant par des altérations psychiques et des troubles neuro-végétatifs ».

A Lyon, une petite épidémie est à l’origine d’un travail sur cette question. Des observations sont faites en Alsace (Woringer), à Saint-Étienne (Beutter), à Toulouse (Bezy), dans le Sud-Ouest (Rocaz).

Dans le Nord, le premier cas est publié à la réunion médico-chirurgicale des Hôpitaux de Lille le 27 mai

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1920. Le Docteur Flament en a publié un cas dans la revue des sciences médicales du 10 janvier 1932. Le Docteur Diesbecq, de Jeumont, en a publié 2 cas dans le Journal de Médecine de Lille (mars 1933).

Cinq cas ont été observés dans l’Allier et publiés dans la Pédiatrie pratique du 15 mai 1933.

Citons encore les revues générales consacrées à cette question et particulièrement celles de Comby, Rocaz, Debré et Cosmi.

Desthèses nombreuses de Nancy (Hæschstetter, 1925), Paris (Gonzalez, 1926), Lyon (Correard, 1927), Bordeaux (Mlle Frouin 1928), Montpellier (Castets, 1929), ont également attaqué cette question.

Comme on le voit par cette revue très incomplète, les travaux ne manquent pas et « malgré tant d’études, la nature même du mal est inconnue. Est-ce une maladie infectieuse, et, dans ce cas, faut-il la rapprocher de l’influenza, de la suette miliaire, de l’encéphalite épidémique ? Ou bien une maladie d’origine alimentaire rappelant la pellagre ? Personne ne peut aujourd’hui apporter sur ce point une réponse décisive, et les rares autopsies de cette maladie qui guérit habituellement, n'ont pas permis d’élucider le problème (DEBRÉ). »

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