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Le poids de l'enfant de 19 mois (observation II) est passé de 10 kg. 280 en février à 9 kg. 200 en juin.
OBSERV. III. — Amaigrissement continu et progressif.
OBSERVv. VI. — L’amaigrissement avait commencé dès le début des accidents (août), il ne fit qu'augmenter et le 30 novembre, l'enfant était dans un état squelettique.
OBsERv. VII. — L’amaigrissement joint à la tristesse et à l’asthénie avait fait craindre un début de méningite tuberculeuse.
OBsERv. VIII. — Un enfant d’un an estamenéà la consultation pour ce seul symptôme : amaigrissement de 730 gr. en 20 jours. :
OBsERVv.IX.— Le petit malade qui avait maigri très rapidement et qui présentait quelques signes de bronchite, rentre à l’hôpital en observation, devant la crainte d’une tuberculose possible en
évolution.
OBsERv. X. — L'enfant, dont on s’occupait assez mal, ne nous est amené que parce que son amaigrissement progressif finit par inquiéter les parents.
- Enfin Juliette V... (observ. XI), a maigrien deux mois et demi de près de deux kilos.
L'’amaigrissement, comme on le voit, est donc constant ; et, nous le répétons, il n’est pas toujours en relation directe avec l’anorexie. Les troubles digestifs ont évidemment leur part : il est naturel qu’un enfant qui mange difficilement, qui souffre, qui ne prend plus qu'un minimum d'exercice, ait son état général qui décline : mais cela ne suffit pas. Bien des auteurs sont d'accord
SRE. 1 A
sur ce point et nous regrettons beaucoup de n'avoir pas davantage de pesées pour étayer ce qui est notre conviction personnelle, tirée de la seule observation clinique.
« Nous avons indiqué l'atteinte rapide de l’état général, souvent précoce, qui peut motiver l’examen de l'enfant dès le début de la maladie. A la période d'état, l’amaigrissement est accusé, atteint fréquemment le quart .du poids de l’enfant : c’est cette intense émaciation, ajoutée au masque de souffrance, qui donne à l'enfant un aspect si lamentable. » (DEBRÉ).
Il est à remarquer d’ailleurs, qu’à la fin de la maladie, au moment de la régression des différents symptômes, l'enfant reprend son poids aussi rapidement qu'il l’avait perdu. En quelques semaines, on arrive au chiffre antérieur à la maladie ; et, avec l’augmentation d’appétit, avec la véritable résurrection qui accompagne toute convalescence, l’enfant ne tarde pas à dépasser le poids initial. | ù
L’asthénie et l’amaigrissement ne suffisent pas pour porter le diagnostic d’acrodynie ; il manque encore un signe de valèur et qui, celui-là, est très particulier, surtout si on l’ajoute aux douleurs des extrémités qui ont fait donner son nom à l'affection : nous voulons parler des transpirations et des lésions cutanées.
Ces transpirations ne manquent, pour ainsi dire, jamais. Leurs caractères sont variables, suivant les individus, en étendue et en intensité. Quelques malades n'ont guère qu’une moiteur spéciale des téguments qui rend leur contact assez désagréable, et il n’y a que les mains et les pieds qui soient pris. D’autres ont ces transpirations généralisées à tout le corps et elles sont