DU RE
aux troubles du psychisme que nous verrons bientôt. Elles sont d’ailleurs d'observation et d'interprétation délicates chez des enfants, ce qui explique le silence sous lequel les passent certaines observations ; elles sont pourtant notées chez certains comme très intenses. Elles peuvent siéger un peu partout : nous les avons vues fréquentes à l’abdomen : « Les enfants se plaignent du ventre et cela pendant des jours entiers, en dehors de tout trouble digestif ». Plusieurs de nos petits malades poussaient de tels cris que l’on avait pensé à l’appendicite. D'ailleurs, l'examen objectif clinique est suffisant pour éviter l'erreur de diagnostic : ventre souple, sans défense musculaire, sans température ni augmentation de rapidité du pouls, pas de point particulièrement sensible ; ni constipation, ni vomissements. Il est des cas. plus épineux cependant où l'enfant à pu vomir, où le pouls est rapide. Rocaz cite le cas d’un petit malade: âgé de trois ans qui criait sans arrêt pendant plusieurs minutes : « Ne me touchez pas le ventre, ne me touchez pas le ventre ! », alors qu’on ne faisait aucune manœuvre: pour le faire.
Ces douleurs sont donc parfois très légères et n’atti-rent pas l’attention, d’autres fois très imtenses, se répétant tous les jours pendant des semaines et rendant très. pénible la vie de l’enfant. Elles ne se localisent pas exclusivement à l'abdomen et les douleurs des membres sont aussi très fréquentes.
Ce sont ordinairement des douleurs subjectives au niveau des pieds et des mains. L'enfant se plaint spon-tanément ou bien seule son attitude attire l'attention ‘et fait faire le diagnostic. Elles sont également fort variables mais d’après les descriptions qu’en ont don-nées certains enfants plus âgés, on peut les ranger en différentes catégories. Il s’agit souvent de picotements,,