‹ Quelques Considérations À Propos de Douze Observations d'Acrodynie dans la Région du NordChapitre 20 sur 33 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de l’acrodynie paraît facile pour quiconque connaît la symptomatologie de l'affection, à condition que l'enfant examiné présente la forme habituelle de la maladie. Il n’y a pas en effet d’autres affections infantiles qui fassent ainsi coexister un changement anormal de caractère, un amaigrissement inexpliqué, de l’anorexie et surtout de l’insomnie, si rare à cet âge.

Néanmoins, et parfois à cause de formes anormales, d’autres diagnostics sont portés. Les plus fréquemment cités sont ceux de poliomyélite, hérédosyphilis médullaire, paralysie diphtérique, polynévrite — à cause des troubles moteurs.

Les troubles sensitifs font parler de rhumatisme, d’arthrite, d’ostéomyélite subaiguë.

Les altérations cutanées évoquent le diagnostic de maladie de Raynaud, d’engelures, d’acrocyanose. On a parlé d’eczéma aigu, de rash scarlatiniforme, de sudamina.

Les troubles digestifs et l’anorexie tenace font penser à des troubles vagues du tractus digestif. Mais le gros diagnostic, au début, est celui de tuberculose en évolution, qu'il s'agisse de forme ganglionnaire, pulmonaire ; et surtout de méningite tuberculeuse qui débute, à cause des troubles du caractère, de l’amaigrissement et de la photophobie.

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Nous avons vu que ces divers diagnostics ne résistent pas à un examen clinique bien poussé, et, pour la dernière hypothèse, à une ponction lombaire qui le plus souvent et surtout à l’époque où elle est faite, ramène un liquide normal.

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