‹ Quelques Considérations à propos du CongrèsChapitre 37 sur 62 · AA RS · texte numérisé non relu

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ments gonorrhéiques et autres qui arrivent aux femmes. etc. »

On sait que dans l’impuissance, conséquence de maladies organiques de la moelle épinière, le réflexe cremastérien fait défaut et le scrotum est flasque au lieu d'être rétracté et plissé. Normalement, il est flasque chez l'enfant et chez le vieillard. On ne connaissait pas, au temps jadis, la théorie des réflexes, mais on n'était pas sans avoir remarqué tout ceci.

Un des buts du mariage et le principal, est la génération. Or, on pensait que l’intromission n’était pas indispensable. C’est ce que nous explique Verdier (?

« La génération, dit-il, se prépare par l’union des deux sexes, et elle se perfectionne par l’action de la semence transmise alors dans les organes de ja femme. Mais, outre la tension qui arrive à la partie du mâle pendant cette union, et qui est accompagnée de l’éjaculation de la liqueur séminale, l’intromission de cette partie dans le vagin paraît nécessaire ; cependant on ne peut révoquer en doute plusieurs observations qui prouvent qu'il y a des femmes qui ont concu, dans lesquelles l'intromission était absolument impossible. »

On connaissait également, dès le xvir siècle, ce qu'était le spermatozoïde, après les travaux spéciaux de Laevenhæck {?) en la matière.

{i) Abrégé de l'anatomie du corps humain, T. I, page 171. (Bruxelles, Jean Leonard, imprimeur, 1752.)

(2) LAEVENHÆCK Anioine, célèbre physicien et naturaliste observateur, né à Delf, en 16% ; il s’acquit une grande réputation par ses expériences et surtout par ses découvertes microscopiques, en histoire naturelle et en anatomie. Ses ouvrages ont été tra-

duits en lalin sous de titre de Arcana naturae detecla. ‘EL. Henin, Vocah. médical, Paris, 1811.)

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« Lenvenhoëck, Hartfoëker, Redi, Gaden et quelques autres médecins, écrit un chirurgien célèbre de la première moitié du xvur° siècle, Elie Col de Vilars (4), ayant examiné la semence au microscope, y ont remarqué un mouvement si varié et si admirable, qu’ils n’ont fait aucune difficulté d'assurer que son agitation provenait d'autant de petits vers ou de petits animaux de différent sexe, mâles et femelles, dont le nombre est si grand, que Laewenhoëck dit en avoir vu plus de 50.000 dans une portion de la semence d’un coq grosse à peu près comme un grain de sable. Ces auteurs prétendent que c’est en cela que consiste la vertu prolifique de la semence du mâle et qu’un de ces vers étant conduit aux ovaires par les trompes de la matrice s’insinue dans un œuf pour y être fécondé..

« On distingue deux parties dans la semence, l’une prolifique, préparée dans les testicules, les épididymes et les vésicules séminaires (sic); l’autre, inféconde qui vient des prostates, des glandes de Cowper et de celles de M. Littré, etc. »

Un auteur plus ancien, Noguez, note dans ses ouvrages (®) que «lorsqu'un animal est privé des parties qui séparent la matière séminale, il est plus mot, plus lâche et moins robuste; d’où je conclus deux choses : 1° que la semence est repompée en partie et qu'elle va se rendre dans la masse du sang; 2° qu'elle

1, Cours de chirurgie, T. 1, pages 95 et 97 (Paris, I. Rollin, quai des Augustins, 1753).

(2) NOGUEZ : L’Anatomie du corps de l'homme, 2e 6dit., p. 194. (Paris, Cavelier, 1726.)

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