ROSE
comparables seulement aux ébauches des mêmes ares chez les Poissons. Pour bien le faire comprendre, nous eiterons l’explication suivante tirée d’un récent article de M. le professeur Vialleton (1): 5
« En arrière de la fossette buccale de l’embryon entre la tête et le commencement du tronc, sur les côtés du pharynx, la paroi latérale de l’embryon subit une modification spéciale. De gros vaisseaux, les ares aortiques, partant de l’extrémité du cœur, montent transversalement pour se réunir ensuite et former une des deux racines de l’aorte. Une première paire d’arcs aortiques se forme d’abord, puis d’autres apparaissent successivement jusqu’à six en tout dans le plus grand nombre des cas. Entre les ares successifs, l’entoderme du pharynx s’infléchit en dehors, formant une poche branchiale qui s’approche de l’ectoderme de la peau, d’ailleurs enfoncé lui-même au devant de la poche (sillon branchial externe). Un peu de mésoderme embryonnaire dans lequel se formeront plus tard des muscles et des pièces squeletiques, entoure l’are aortique, donnant au tout un certain volume et, dès lors, le rudiment d’arc branchial est formé. Il se continue en haut dans la masse céphalique, en bas dans la paroi ventrale du corps, dont la portion la plus antérieure — comprise entre le bord postérieur de la fossette buccale et la cavité péricardique — est pleine, massive, et constitue une ébauche spéciale, la paroi prépéricardique, dont le développement est différent dans chacun des grands groupes de Vertébrés.
Chez les Amniotes jamais l’are branchial ne dépasse ce stade. La poche branchiale ne s’ouvre point à l’extérieur
(4) À propos de la loi biogénétique, Scientia, vol XX, 10 année, 1916).