HET
bète, la diathèse urique, dans la convalescence des fièvres graves (la fièvre typhoïde en particulier), dans la gastrite chronique, l'alcoolisme, le sarmenage sous toutes ses formes. On a dit que l'emploi trop prolongé de certaines médications, les inédications arsenicale et alcaline principalement, était une condition favorable à l’éclosion des furonceles; cela n’a pas suffisamment été démontré, et d’ailleurs je ne rentre pas dans ce cas; avec plus de raison, on à dit encore que l’encombrement et la viciation putride de l’atmosphère qui en résulte forcément avaient une influence considérable sur la propagation de l’affection ; les faits de contagion observés dans les casernes, les prisons, les hôpitaux, les établissements scolaires, etc., paraissent démonstratifs ; or, je ne me trouvais pas au début de l’affection dans de pareilles conditions. — M. Læœwemberg attache une grande importance à la profession du sujet; et il signale surtout, comme gens prédisposés à la furonculose, les ouvriers qui manipulent les matières organiques en décomposition: chiffonniers, tanneurs, bouchers, etc., mais la relation de cause à effet n'est pas suffisamment prouvée; sans quoi je pourrais peut-être dire que la fréquentation de l’amphithéâtre d'anatomie pourrait ne pas être étrangère à l’éclosion des premiers furoncles chez moi; d’ailleurs, je n’ai vu signalée nulle part, d’une façon particulière, l’apparition du furoncele chez les étudiants en médecine; le furoncle est encore loin du tubercule anatomique ; l’introduction dans nos tissus de la Torwula pyogenica ne donne généralement pas lieu à des manifestations de même ordre que les germes de la putréfaction cadavérique ; cette influence de la profession n’a été bien mise en relief que pour les cavaliers, ainsi que je me propose de le montrer plus loin.
Deux médecins militaires: M. Arnould d’un côté et M. Czernicki de l’autre, ont étudié, il y a quelques années,