REMARQUES
. sur quelques Discours prononces dans les
premiers mois de 1832.
.Discours de M. JB, Constant ^ prononcés dans les
séances des 29 et 3o janvier.
Depuis la coalition du ministère avec Ja révolution, les ora-> teurset les. écrivains Zii^raiiAra^ontcess^ de rappeler la révolution anglaise qui mit fin ^ la dynastie des Stuarts. Enfin, le 2g et la 3o [anvî^r dernier, cette révolution fit le texte de deux longs fliscour», écrilsiy de M. 6. Constant, qui remplirent presque en entier ces. deux séances. U est utile de citer, littéralepiient la fin du second de ces discours :.
. V L'assemblée , (la Cbajmbre des Çommuoes, k laquelle il com- « parait la majorité de notre Chambre actuelle)^ n'en poursuivit « pas moins sa course furieuse. En même temps^ des tribunaux « coutre*révolutiQi)naire$ livraient k, la proscription etk la. mort ^ les plus honorables citoyens.^ .les plus purs omis de la
4c liberté. Alors périrent Essex^ et Russely et Sidney Alors
a l'Anflkterre fut le théâtre de la persécution et de l'esclavage. K Qu'arriva^t-il, Messieurs? l'oppression dur^ quelques années...» «( Cette lutte fut termin^ç parl'expulsion des Siuarts n
Or , quelle . était la révélation que faisait Ik M. B. Constant ? quels étaient ces plus honorables citoyens , ces plus purs amis de la liberté ? Il n'y a^ qu'k jeter lés yeux sur rbjstoricn dont M, B, Constant lut un long passage dans la séance du 29 janvier : a Bientôt, dit Hume ) (1) les conspirateurs recommencèrent un
(i]| La cilatiop que je fait ici est une nouvelle preuve de ce que j'ai dit dan^^ mon avertissement. La majorité laissa lire âes pages à*Hume à M. B. Constant i mais qu'un membre du côté droit eût voulu continuer cette lecture , comme je le fais ici , elle ne Taur lit pas s<jpporté , et avec raison ^ {larcc qu'elle veut que /es Jiscu^bioas et Ïc8 bcshions aient une fta.
<( plan reg^ulier clé soulèvement. Il se forma tiù conseil de six
t( personnes, MontmoiUhj Ruspel, Easexy Howard ^ Alger^
« non Sidney y et Jenn Hampden^ petk-^fils du grand chef
« parlementaire. Ces chefs, d'un partî^r/ Aumi/i€, entrèrent ea
« conTenCion^avec le comte d'Ârgyle et tous les autres mécontens
« d'Ecosse^ qui s'engagèrent ^ sous promesse de 10,000 livres ster?
H lingspoaracheterdesarmesetdèsm.uUitlei)senHollande,a mettre
« les covenantaires en campagne. Il devait aussi se fairedes sou-*
a lèvempns dans le comté de Chester et dans les comtés de l'Ouest^
« pour échauffer celui de la capitale ; et les che& tinrent quelques
«: assembléei» où tous ces projets reçurent leur dernière form^^
(< Mais ces guides populaires différaient essentiellement par leur»
K vues. Sidney était passionné pour la république , Esêex 9lsb\x
« embrassé le même plan ; Monmouth avait <3onçu l'espérance de
K s'ouvrir un chemin au trône ;. JÏMtf^e/ et Hampdeny attachés
4( k Tancienne constitution , ne se proposaient que Pexclusioln du
^< duc d' Yorci; Howard était un homme sans principes, et tou^
«< jours prêt à se déclarer pour le parti ddns lequel op pourrait lui
« faire trouver ses avantages. Malgré cette différenee de cairactè^
4( res et de vues, leur haine commune contrelc ducd'YorçitX
c< YadminUiration préaenteles réunissait dans uo même parti ,
« et la dangereuse voie du soulèvement fut embrassée sanç fe-f
i< tour. H . . . ♦ • .
Tous les historiens sont d'accord sur le^ projets des conapira-* teurs; ei Hcmtpden, l'on des complices, .qui n'avait été bon-* damné qu'à une forte amende , non seulement avoda , mais célébra là conspiration ,- en plem Parleùoent , dans les premiers jours du règne de Guillaume III. k L'arrivée du roi GuiUajùme^ dit-il , à « 4< été que la continuation du Conseil des Six. »
Lorsque, l'année (}ernière^ M. 6. Constant fit son fameux voyage de Sauniur, il né manqtia pas de dire aux nombreiix amis qui vinrent le f^ter daus cette ville, ce qu'il a professé depuis k la tribune..!} leur dit çertaiaeaient qu'ils devaient, être d'hono/nhles citoyens j, de purs amis de la liberté ^ teb que les partisan» à'Esaex , de Russel et de Sidney.
Le mois dé flivrierdè ôeiiê aUnëe, on^eofliGietê bu sba^c^^ ciers de À^içKAtA^étfàitMon de Saumur ont été tradoks devant un conseil de guerre, comme prévenus d'êlrei auteurs, complices Dtt Boo révélateurs duo complot tramé b l'école de Saumur y qui aurait eu pour but de rènveréerle gouvernement du Roi , de changer Vordre de succeseibilité au trône ^ et d'exciter lés ciloyena à la gtterre civile. C*-est précisément ce <{ûe voulaient faire Eeeex et Sùbwy.
Dans la séance , du 3i fi^vrier, de ce conseil de guerre, Le-^ maitrei l-nti des accusés^ a. àh^mSirejiean^ autre accusé, lui &wk cité^ conitire étant du complot, les'généranx JBerton, La Fayette et M. Lafitte. Lebrun ^ autre* accusé , a déclaré que Sirejean lui -avait dit que les généraux Bertori et jLa Fayette étaient de la conspiration.
Si oeis accusés avaient dit Vrai ,' MM. Berton , La Fayette et Lafiîte a;iirBientété de dignes imitateurs à'ÉeseXy de Howard et de Sîdney. Deux jours après cette déclaration de deux accusés^ (ie 2^ février ) le général Berton entre dans Thouars^ avec une centaine d'hômnlies, portant le drapeau tricolore y et criant wpe V Empereur! Il fut alors prouvé que Lemaitre et Lebrun avaient dit vrai sur Berton (i) ; mais d'après la doctrine de M. B. Goiis^ tant, les tribunaux qui le condamneraient seraient des co/if/v* révolutionnaires , et les autorités y choisies avec tant de soin de-^ puis 1816 jusqil'én février iJSio, et .conservées reli^u8enient{>ar le ministère suivant^ 3'attirerattnt le ^mème rqproche si elles né ^KSitaient pas la retinitedé Berton et de ses amis aur lé quartier-* général des plus hànorahleè citoyens. (2) où sa trouvaient déjk Moriiarht,ti NanûL ^
(1) Devant le ^Kinveau oqnaeiL de,giif|r|rf ^ un^ UoMtai le l)rîc;adier Bourru m décki-^ que Deloi^ Iviaveit dilf que M. Lafitta Cquroirait les londt. Un autre lé*'' moin , le niaréchal-de-lo|ii8 . Carifillon a dëdaré que tMon lyi avait dit que legénéral La Fayette serait à la tête ,,et que HL, Jjafitte fournirait on miiUon.
(2) La jusiice ne nous permet pas cependant de coi^fondre les Siànef et lea
Hussâl avec les révolutionnaires actuels. Un eeul ntot suffii-n posir di&tingner Ici
On pense bleoquele plti9 grand intérêt do M. B. Con^^tant pour, le succès, de ses théories ^ est de conserver en- tous lieux dé bons fonctionnaires publics. On a rappelé^ dans la séance* dû c| avril, tous les s^ijis qu'il s'était donnés en 1819', poinr les faire nomuier b ssi dévption dans le département de la SariH^^tlW. Dndon cita en preuve, les lettres de M. B. Constant et celles de sOn collègtie IVf . de La Fayette. Dans la séance stiîvante ^ M. B. Constant voulut expliquer œs lettres, et il s'exprima ainsi : <( Je M t< puis affirmer que telles aient été mes paroles ; utaîs loh dé ré* « tracter l'opiui.on qu'elles expriment , je déclare que telle a été
« et telle est encore aujourd'hui mon opinion La Francea été
^ gouvernée en 181 5 d'une nianiëre fâcheuse, violente et omoite; « il était donc tout simple que je demandasse l'éloignement des
hqinines et 1^ lempi. L ftwq n» l»-frtw»' dH>ratig^e marchait sar Londrei , Jacques II voulut convoijuer lea pairs et jireDt^ le^ conseils^ il irfnoontn» le TÎeuit comte dfe Bedfort, père de lord Kussel. ce Milord , lui dit le roi, vous . « êtes un honnête botanmé ; vous avez beaucoup de crédit parmi les pairs , voui a pouvez aujourd'hui nie sendre service au{n'ès d'eux. » — J'avais autrefois a un fils, répondit le comte , qui amait pu sertfir Votre Majêsti^dans cette i< occasion, » ^
Supposez un ao mariii et 'mettez daus la bouche d'un parent des Sidney «t des Mbitftel'fnoàèmeêtme réponse lemblable à celle du comte de Bedford ^ vous verrez combien cette comparaison ambitieuse est complètement ridicule.
Les auteurs de la -révoliition de 1688 qni eurent Ic^uct de tord Riissel, non celles de Sidney, voulaient la gnautie des anciennes mis dn pays et de la reli- {;iop de l'But f ils oonservèrent le primipe de la sneêetsion an tr^nè en appebut les. plus proches hérhfers des deniien -rois- dane. la Ngne pilotfe^nte.* Les révolutionnaires français sOnt les enn^ia déclarés de la retigion del'Btnt ,'' et ils nous donneraient pour toute .eodstitution l'anBrchie tyrennique des Car- tèê , et aux cris de pit^e letoi! ib substitueraient les cris de i^ipls leurs Riego /
Ajoiftons que rien ne se ressemble moins , sur tons les points , «pié eette époque' de l'histoire d'Angleterre (1) avec nos temps acttiishi. Jiwques I f vit rémiics cfmtre son gouvernement jusqu'aux puissantes fiimilles qui avaient fait la restauration , enfin jusqu'à ses propres enfâns; et malgré les atis réitérés de Louis XIV, ce ne fu t qu'au dernier moment qu'il voulut teconnattre que ses deux principfiux mini'très diri(^i<nt,eait-|iiêmts la eonspiivtion. M. B; Constant Ae pouvait plusnîal, choisir son tensips pofur développer i k tribune uhe semblable comparaison.
(i) Ce point dViMoinB M:l^portaate*cpié9tiDii llontique qni s*y lie, ont été admlraklemral traita |Mir M. Burke , dan» k« 6a praaMèr«» {wgM de son Litve tnr k Révotuiion Française. M. Burk« répondait à queb{ae9 bommes qui déjà eberchi^t dw ra^>yrocl«neus eatcc U révolutioa françaitie et U itfYslulion de 168S (Pari», A. K:>roii)«
(Sa)
« hommes qui avaient gouverné la France cle ccjté manière..... i « Ce que nous demandions, cVtaîent plutôt des réintégratians « que des deslitutionè. » (l) *
Remarquons qne c'e'tait lés fonctionnaires publics des cegt jours qui avAot éié destitués en i8i5, et paf Conséquent c'était ïetir réintégralion que demandaient MM. de La Fajrette et B. Cons-* )ant. Or, voyons de quelle manière les fonctionnaires publics avaient été choisis k cette époque ; bons éh avons un monument précieux dans quelques lettres de Bonaparte ii soo ministre dé l'intérieur Carnot« Nous les rapporterons poiit tiûiqùe réponse Si M. 6« Constante .
f)u irj mars idi5.
« Mon intention est de réorganiser la garde national dans
(i) Pouï De laisser aucoB doute sut les paax>le8 de M^ B« Constant / nous al-* Ions citer ses lettres et pelles de son alni telles qu'elles sont rapportées dans le )ournal officiel du parti, le Comtitutionnet ( feuille du i3 mars i8»i. )
Lettrée de M, de La Fayette à M, Goyet (de la Sarthe).
Dû lo avril 1819.
« Le directewr^génèfàl est convenu avec nous que tout le personnel adminia-» a tratif du département formait au-dessus de la population une croate admntîa-c trative ^ qu'il était aëceisaire de rompre au moins sur plusirârs points. »
w Du 1 1 mars 1S19.
« J*ai fort insisleys'il est alisolumeut impossible d'avoir à présent le général R'^^ c pour qu'on nous'doqnât un vieux général qui se fût battu 4 ffàterîoo^ et qut c pût avoir la confianee dm patriotes,
a J'espère que le Rhône bous a donné M. de Cottelle* , comniandant de lai c garde nationale de Lyon, pendant les cent jours ,'*et récemment revenu de « proscription } honmie très-distingué \Oïxa tous les rapports. ]Elous avons biei» « fidt de défendre U loi.des élections. »
Lettres de M, Benjamin^Gmstant.
Du iB mars 1819^
« Et d'abord , causons de* destitutions. La Fayette tou» a mandé ntolre éonc versaiionatec Guiiot. Toute la députation a été bien. Hardouin a parlé comme' «c nous , avec plus de connaissance des localités. Guizot nous a dit une chose « trea-raisonnable. Demander des destitutions sans proposer lesremplaçansjc'est flc chobe illusoire. Il faut, à côté du nom de l'homme & destituer et des faits qui «r Je reudent dcsiituahle, placer Thomme à uomin'cr et les laits qui Aioti\eat sm
« toutes les parties de l^Empire; il faut ta Faire cotnmandler par « dès oflScîérs réformés, ou par des personnes sur le patriotisme <( desquelles on n'ait aucun doute. Cette opération est si importe tante, qu'aussitôt qu'il sera possible, je désire avoir votre «rapport sur l'oiganisation de votre burenu des gardes nationales, « qui sera chargé de tous les détails et des nominations h tous les « emplois^
« Cette opération est urgente et doit se faire sans délai. Pour t< que cette opération marche d'ensemble, il faut que toutes les « autorités soient épurées. »
Du 2D avril 181 5.
« M. le comte Carnot, je désire que vous m'apporliçx ce soir , « avec votre opinion , la rédaction définitive d'un projet de déci cret qui contiendra les dispositions suivantes :
« Tous les maires , adjoints et membres des communes, cesse- « ront leurs fonctions nu 1" mai .
« Les préfets p^psenteronl sur-le*champ k nos commissaires ex-
« présentation. Rien de tout cela n'a été Ëiit. La Fayette a rlû vous écrire pour < vous idemander des njoms. Vdï votre réponse , elle n'en indique point. Envoyes^flc moi. par voie jsûre , les noms de ceux qui nuisent au département par leurs c actes et leura souvenirs , et en regard le nom de ceux que les libéraux voua draient mettre à la place des premiers. Prenez, dans votre travail, tous les « fonctionnaii'esà changer, à commencer par M. de Rochemore, ( Tofficier-gé* «c néral commandant le département]^ et à finir par Iç juge de paix de» »
Du 26 avril 1819.
te Je vous dirai d'abord que nous avons eu , le général , MM. Picot, Hardouin « et moi, une longue conféience , et que, s'il n'y a pas quelques destitutions « marquantes d'ici à huit jours , U n'aura pas tenu à nous. J'ai rencontré encore c aujourd'hui M. Bellille, (alors pféfetdela Sarthe], à la Chambre, et il a dit « au général et h. moi qu'il s'occupait de ce qu'il nous a positivement promis. «( J'espère donc que vous verrez se réaliser au moins une petite {lartie de ce que « vous désirez. »
Yoicl comment la Minerve s'exprimait , en j auvier de cette même anqée 1819, sur les destitutions demandées pai* M» le baron Louis, xc ••.... M. le baron Louis «.«st le premier qui ait donné ce noble exemple. Avant d'accepter le ministère , « U avait ccu deveir proposer les conditions : il demandait le changement d'un « gr^uid nojj^bre de préfets et de sous-préfets; sa conduite lui a conciUé au plus €. ^aufpoi/it l'intérêt général »
inerTcille cette administration : « La censure, vonsdlsait-il^ était • « de rigueur pour la politique stationnaire des anciens ministres. « L'administration d-'alors ne roulait ni avancer ni reculer; elle « craignait toute impulsion b droite et h gauchef il fallait que la « France, imitant son attitude^ tesiiXm catalepaie ^ sansmou-
« veulent, sans action Ce ministère eflfrayë du développement
4( trop Aef/î^que pouvaient prendre les germes delibertédépùsés « 4( dans la Ch^ile , voulait suspendre la rapiditéde l'effet, mais sans ■M avoir l'intention de faire disparaître la cauêe (i). » \ Aussi ce ministère conserva «^t «-il prédeilHMÉÎ|||Mfee cause ^ . c'esl^a-dire • l'esercice de toutes les fonotjJl BBB IJPPgntre les «4Uain8 des hommes qui ne veulent point èémÊÊÈÊKé telle que le «iiiouarque. non» Ta donnée, mais qui prétendent en tirer des germes de liberié y. daus le sens de l» coalition des libéraux avec le ministère en 1819 , avec ses conséquences infaillibles .{qupique, j'en suis convaincu, le dernier-ministère ne les voulût -pas, et ses efforts pour faire passer la loi des élections de 1830 .l'ont prouvé) , la destruction de la- monarchie.
€'est dans cet étali]cite ledVnfiertoimist ère a légué Tadmi nistration de laFraiice au ministère aptuei. On a voulu faire regarder comme lin jugement de k /utiib/i. contre les nouveaux ministres, lés choix de députés libéraux faits le premier mois de leur administration : ccsclioÎK ont tous été l'ouvrage d'une majorité formée p.ir Tinfluencc des fonctionnaires publics. Ce ne sont que les forces du gouvcmeuieiit lui^-mème, restées anx hommes du parti, depuis son alliance ruiime avec le miiiistère, qui tôt pu faire certaines nomi-
' { 1 ) Discourt de M. de Saint Salaire du 4 féyrier 182a. Ce discours est à mon avis le plus instructif qui ait été prononce pendant tout^celte f>eB>inn : Voyrz. cueoUobs mota sar le dernier ministère... a Le miihistï^a recueilli comme il «c « tèknë. U^- demanda Lia nalion son indifTéreoce ; îl V» obtenue : on l'a tu a tomber , comme ou l'avait yn passer^ sans que personne étendit la main pour a. le soutenir. Et ainsi un grand exemple est venu témoigner que les théories If du gouffemement repréêéntatif ne sont pas des co/nbinaisons arbitraires fK de Vesprit ; elles sout fécondes en résultaU ; elles condamnent irrévocablemen t ft à la mort toute administration , qui s'isoUftt des masses, croit pouvoir rxë- (i cuLer âcidc le bku qu'elle nicdîie... »
nations ( i ). Le choix fait , par la Vendée , (lu dëpntë qui a dit que la France awtit reçu les Bounbons avec répugnance ^ dispense de toute autre preuve; et l'immense population^ la ville de Paris en appellerait des consëquenoes qu'on voudrait tirer de certains choix ^ la «lauifestation de la joie universelle qu'elte «mMitKée aux yeux de l'Europe h l'époque de la première et seconde restauration. On doit juger uniquement les forces de ce parti sur celles qu'il montre ;, lorsque ses chefs , du haut de la* tribune , provoquent son énergie. Des conspirations ont été tentées sur plusieurs points dans l'espace de quelques mois; il est remarquable qu'on a vu partout ie$ mêmes agens. Ce sont des hommes traduits devant la justice, pour la conspiration du 19 août, qui ont repani dmis les tentatives de Saumur j de Belfbrt^i même dans' les séditions de Pians; ailleurs, c'est en répandant de l'argent que lafactioa a trouvé des êicairea , dont les armes* sont le poignard et latorclie des incendiaires* HvWeipn. elle n'a pu séduire ni un village^ ni une compagnie de soldats. Yolïk toutes les forCe^ réelles de la France , dont a parlé M. Manuel : de la France qui a vu re* venir avec répugnance les fils de saint Louis et de Henri IV.
(1] Pour juger cette pnÎMtfnce des fonctionoaires publics, il faut remarquer que les Contributions inàirecies ont 4tf,ooo a|;ens,1es douanes' 20,000 ; #t vôyex tnsuite /ce que peut fi|ire un Inspecttuf^général de ces admniistnitioos, qui serairen même temps //>«p0c/tftfr-g<^a^raZ, du Cbnw^i^xrecfeiir. ^
Il y a plusieurs percepteurs des 'Contributions directe» dans ^aqm canton; jugez quelle inQuenÈe penyent exercer des receveurs généraux et particuliers , qui tiennent le sort de œs percepteurs -dans leurs mains; joignes-y les principaux fonctionnaires de l'administiatioii de Venregistnment , qni exercent leiv pouToir jusque sur le dernier notaire de viHage.
Voyez ensuite quelle peut être ^influence des maires^ des jngps.de paix et de leurs greffiers , qui ont remplace )es royalistes, et dont le choix est le firuit du travail continuel de cerUins préfcu depuis 1816 ft pvticuUèrement en 18195 et yuus jugerez combien la France royaliste doit être Âorl^.poor avoir résisté à de sernbla])Iefi combinaisons!
Remarquez toutefois que l'opinion a succombe au système, en beaucoup de lieux. Il y a des préfets , e/icora en place , qui ont finit ces épurations avec uu tel S'iccèc, que dans leurs de'par/emeos, ejLcelleos il y a cinq ans, on aura de la peine à obtenir de méJi<iciT8 élections.
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