‹ Quelques Considérations Sur La Pleurésie Purulente Chez Les TuberculeuxChapitre 19 sur 24 · FUIT RE · texte numérisé non relu

FUIT RE

Son tissu est dense, carnifié ; on y trouve quelques granulations tuberculeuses, moins nombreuses que du côté opposé.

La dissection des bords de la plaie ne montre aucune branche artérielle ulcérée, ayant pu donner lieu à l’hémorrhagie qui s’est produite la veille de la mort,

Le cœur ne présente rien de particulier à noter.

Cavité abdominale. — Toutes les anses intestinales sont réunies entre elles et à la paroi, par des fausses membranes, épaisses, gélatiniformes, blanchâtres.

Au-dessous de l'estomac, l’épiploon adhère à la paroi abdominale à laquelle il est réuni par une plaque caséeuse, de 1 centimètre d'épaisseur, large comme la paume de la main.

Si on cherche à séparer les anses intestinales agglomérées, on ne tarde pas à obtenir des déchirures des tuniques de l’intestin.

Le foie n’est pas très volumineux, il offre une dégénérescence graisseuse avancée. Il adhère fortement au diaphragme qui adhère lui-même à ce niveau, à la paroi thoracique par accolement des deux feuillets pleuraux costal et diaphragmatique, si bien que si au lieu d’inciser le sixième espace, on avait incisé le huitième. ainsi que cela s’est fait quelquefois, on n'aurait pas trouvé la cavité pleurale, mais on serait tombé directement sur le foie à tra-

vers le diaphragme.

OBsERvATION VII

Thèse de Guinard.

Pleurésie purulente. Thoracentèse. Purulence de l’épanchement. Application du siphon de Potain. Mort.

Zuyrrers (Albert), âgé de 39 ans, entre le 20 février à l’hôpital Lariboisière, salle Saint-Charles, n. 30, dans le service de M. Proust.

La malade a des antécédents tuberculeux des plus nets. Son père est mort phthisique à l’âge de 50 ans; deux de ses frères sont morts « de la poitrine » à l’âge de 20 ans. Il a actuellement une sœur que son médecin a envoyée à Alger pour y passer l'hiver, Quant à lui, il a eu des revers de fortune qui l'ont conduit à une profonde misère.

Il a souffert loul l'hiver du froid et même de la faim. Il est d’ailleurs très nettement alcoolique (piltuites le matin, rêves caractéristiques la nuit, tremblement des doigts, etc.). Il a toussé tout l'hiver, dit-il, et n’a rien fait pour se soigner.

A son entrée à l'hôpital on constate l'existence d’un épanchement pleurétique considérable du côté droit. Le poumon droit est absolument refoulé dans la goutlière vertébrale, car on trouve de ce côté une voussure considérable, une absence complète des vibrations thoraciques, une matité étendue du haut en bas, aussi bien en avant qu’en arrière, une absence totale du murmure respiratoire. Pas de souffle, pas d’égophonie. Le sommet du poumon gauche présente tous les signes d’une induration tuberculeuse au début.

L'état général est très mauvais. Le malade est très amaigri et: a des sueurs abondantes la nuit; pas d’appétit, diarrhée coutinuelle.

La température oscille entre 39 et 40°. Le pouls est à 100 et il respire 40 fois par minute.

Le 20. — Thoracentèse. Issue de 2 litres 1/2 de liquide louche et presque purulent.

Les 21, 22, 23 et 24. — La ponction n’a pas modifié l’état général du malade. La dyspnée est toujours aussi intense. Le poumon n’est pas perméable et le murmure respiratoire ne s'entend pas.

Le 28. — Nouvelle ponction qui donne issue à 3 litres 1/4 de liquide manifestement purulent.

Le 5 mars. — Troisième ponction : issue de 2 litres 4/2 de

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