‹ Quelques considérations sur la théorie du progrès indéfini dans ses rapportsChapitre 4 sur 12 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

a été manifeste et continu, même pendant ces dix siècles laborieux et tourmentés du moyen âge, que les uns exaltent avec trop de passion, mais que les autres dénigrent avec une ignorance pleine d'injustice; je me crois en droit de dire que le progrès est une loi de l'histoire dérivant de la nature de l'homme et de la volonté de Dieu.

Pour compléter mon œuvre, il ne me restait plus qu'à placer le résultat de mes recherches en regard des dogmes et de la morale du christianisme. C'est ce que j'ai fait dans un quatrième et dernier chapitre. J'y prouve que la théorie du progrès, dégagée des erreurs et des exagérations de l'esprit de secte, en d'autres termes, la doctrine du progrès telle qu'elle est conçue par tous les économistes sérieux, loin d'être en opposition avec le christianisme, trouve en lui son origine, son principe et sa règle. J'y réponds aux rationalistes qui se plaignent de la roideur et de l'immobilité du dogme. J'y dissipe les appréhensions des croyants qui, égarés par des craintes exagérées, s'imaginent que le progrès indéfini des sociétés humaines est inconciliable avec la foi, la morale et les pratiques de l'Eglise.

Tel est le cadre dans lequel j'ai classé les faits et les doctrines. Je ne me suis pas arrêté à réfuter une

PRÉFÀCB. XI

à une toutes les eyeurs historiques, philosophiques et religieuses que j'ai tour à tour rencontrées sur ma route. Comme je m'adresse aux hommes instruits , habitués à suivre les incidents des controverses contemporaines, j'ai cru pouvoir me dispenser des précautions qui sont indispensables dans les écrits destinés à pénétrer dans toutes les classes de la société. Je me suis contenté de restituer aux faits essentiels le caractère qui leur appartient, de] justifier et de mettre en évidence les grandes vérités méconnues par les publicistes qui s'écartent des traditions chrétiennes.

J'ignore l'accueil que le public réserve à ces études consciencieuses ; mais , quel que soit leur sort, je ne regretterai jamais le travail et le temps que je leur ai consacrés. Elles m'ont fait apercevoir distinctement les liens qui unissent la vieille foi catholique à toutes les gloires, à toutes les merveilles , à toutes les libertés , à toutes les aspirations légitimes du monde moderne. Elles m'ont prouvé qu'on peut être en même temps fils du XIX® siècle et enfant dévoué de l'Eglise.

Louyain, 6 décembre 4869.

EstoieperfectUiEY. S. Matth.) ^ (Platon.)

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