HISTORIQUE
La tuberculose est une maladie générale, mais à manifestations locales, et nulle part on ne se rend mieux compte de Pimportance que l'esprit humain attache aux apparences, qu’en relisant l’histoire de la tuberculose ; à tel point que son histoire est celle de ses localisations les plus fréquentes : pulmonaires, ostéo-articulaires, ganglionnaises.
Considérées longtemps comme trois affections totalement différentes, ce n’est qu'après bien des tribulations qu’un même germe en a été reconnu le seul responsable, le bacille de Koch.
l — Tuberculose pulmonaire
— Hippocrate la désigne sous le nom de phtisie.
— Arêtée fait une description inoubliable du phtisique à son stade ultime -__ qu’il ne différencie d’ailleurs pas du grand cachectique.
11 brosse également un tableau de l'enfant prédisposé à la phtisie : « Grêle, délicat, à la peau blanche, à la poitrine étroite >» — accordant ainsi un rôle important au terrain dans le déterminisme de la maladie.
Ces données ont eu cours jusqu’à l’époque de la Ransissance, jusqu’à ce que l’ouverture des cadavres ait permis à Sylvius (qui pressentit ainsi le lien qui unissait deux affections si diverses en apparence) de décrire le tubercule et de le rattacher à une lésion des Iymphatiques. celle du ganglion scrofuleux.
En 1792, Portal admet que la phtisie est causée par les tubercules du poumon. Ïl admet son origine scrofuleuse, mais établit que tuberculose du poumon et scrofule coexistent rarement. C’était là le germe de la loi de Marfan.
Puis les étapes de la phtisiologie se multiplient :
Laennec (1819) découvre l’auscultation, rattache à la tuberculose le tubercule isolé et l’'infiltration diffuse, établissant