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lavoir exécuté un grand nombre de fois ». En supposant cette première difficulté vaincue aisément, que se passe-t-il ?
La tête fœtale est immobilisée du front à l'occiput; par suite, il ne faut guère compter sur le léger mouvement de déflexion et de refoulement dans une partie latérale du bassin, mouvement qui à pour but de mettre le bitemporal en rapport avec le diamètre rétréei antéro-postérieur du bassin. De plus, la courbure céphalique du forceps est destinée à s’adapter aux bosses pariétales, Or, d’un côté du bassin, on a l’occiput ; de l’autre, le front, où viennent se placer les cuillers : la prise est donc défectueuse. Ce n’est pas tout: la tête ne peut franchir le détroit supérieur parce que ses diamètres bi-temporal et bipariétal sont trop grands. Or, en saisissant le crâne du front à l'occiput et en articulant les branches du forceps, on exerce une compression sur le diamètre antéro-postérieur de la tête du fœtus et on augmente du mêmie coup ses diamètres transverses déjà trop grands. La tête ne peut donc pas s'engager.
Nos observations viennent confirmer la théorie. Trois fois la tête a été mobile, et six applications de forceps (2 dans chaque cas) n’ont pu l'engager.
b) L'application a été oblique (Obs. IT), c’est-à-dire que l’une des cuillers du forceps a été placée en arrière ét à gauche au niveau de la symphyse sacro-iliaque, et l’autre en avant et à droite.
Par rapport au bassin, cette application oblique n’est pas parfaite. « Les tractions, dit M. Budin, ne peuvent être éxécutées absolument dans l'axe du détroit supérieur. On tire un peu trop en avant et on perd ainsi un peu de la force dépensée ; ces tractions se rapprochent néanmoins beaucoup des tractions dans l'axe ». Pour le fœtus, quoique la tête soit prise suivant un diamètre oblique, il semble quela tête, n'étant pas fixée, le diamètre perpendiculaire à celui qui a été saisi par les cuillers
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du forceps se déforme, augmente et, par suite, vient gêner l'engagement de la tête. De plus. comme dans l'application directe, il est permis de croire que, quand la tête est mobile au détroit supérieur, une application oblique Immobilise Ta tête dans le sens transversal et la gêne dans son mouvement de déflexion, de refoulement et d’asynelitisme.
Das notren observation If, la tête, après avoir été saisie une première fois du front à l’occiput, avait été saisie obliquement. Dans les deux cas, le forceps dérapa. L'enfant, à la naissance, portait, d’une façon évidente, les marques du forceps dans la région fronto-pariétale. Cette observation prouve, sans aucun doute, que les causes qui ont amené l’insuccès dans l’application directe quant au bassin ont été les mêmes que celles qui ont fait déraper l'instrument en application oblique.
Nous avons passé sous silence, jusqu'ici, les difficultés que l’on rencontre dans l'application du forceps sur tête mobile au détroit supérieur. Les difficultés de l'application oblique sont énormes : dans les trois cas elle avait été tentée ; on n'y parvint qu'une seule fois.
« Si les opérateurs habiles, dit M. Budin, sont obligés, » comme on le voit en lisant des observations, de faire deux ou » trois applications de forceps pour réussir, qu’arrivera-t-il » pour les praticiens qui n’ont que rarement l’occasion d’em- » ployer le forceps, dans les bassins rétrécis » ?
Nous ne pouvons mieux terminer qu'en résumant l'opinion de M°*° Lachapelle sur l'emploi du forceps au-dessus du détroit supérieur.
« [faut bien distinguer, dit-elle, le cas où la tête est audessus du détroit abdominal de ceux où elle est déjà engagée dans ve détroit. Ces derniers, un peu plus difficultueux que si la tête était dansl’excavation, n’exigent point de soins particuliers. Mais lorsque rien n’est engagé dans l’excavation, l'application devient difficile et souvent dangereuse ».
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Difficile, car : 1° la hauteur de la tête rend le diagnostic impossible et fait que souvent on agit en aveugle ; 2° la mobilité de la tête fait qu'elle fuit devant l'instrument et qu’elle est assez souvent saisie seulement par le bout du forceps ou bien seulement par un de ses bords, de sorte que, dès les premières tractions et les premières résistances, elle glisse entre les cuillers Comme un noyau de cerise que l’on presse entre les doigts.
3° Il est impossible, à cette hauteur, d'appliquer le forceps sur les côtés de la tête.
Dangereuse, car la prise de la tête étant mal assurée, par suite des difficultés ci-dessus énoncées, l'instrument peut glisser sur la tête, et si ce glissement a lieu brusquement et pendant de fortes tractions, les bords du forceps peuvent agir sur le col comme un instrument sciant, le couper plus ou moins profondément.
Nous n'avons pas eu, heureusement, à noter des accidents comme ceux signalés par Mme Lachapelle,
Avec la version, nous n'avons remarqué ni fracture des pariétaux, ni disjonction des vertèbres de la région cervicale, comme le rapportent certaines observations. À l’autopsie, le fœtus de l'observation V n’offrait qu'un vaste épanchement sanguin du côté de la bosse pariétale ; mais le bulbe était indemne de toute ecchymose, et les vertèbres cervicales, que nous avons examinées avec soin, ne présentaient aucune lésion.
Dans quatre cas, nous n'avons noté qu’une dépression plus ou moins marquée dans le voisinage des pariétaux.
Quant aux mères, les suites de couches ont été tout à fait normales. Aucune d’elles n’a présenté une élévation de température. Une seule d’entre elles (obs. IV), une demi-heure après la délivrance, a eu une hémorragie assez abondante qui a été facilement combattue.