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La durée du travail a été en moyenne de 20 heures.
Le poids moyen de l'enfant a été de 2880 gr.
Les causes de la mort des enfants n'ont pas été signalées.
Pour les femmes dont le bassin est entre T et 8 cent., la statistique rapporte 54 femmes dont 45 ont des rétrécissements au-dessus de T cent. 1/2 et les 9 autres au-dessous de 7 cent. 1/2. Nous ne nous occuperons pas de ces derniers cas, car ils n’entrent pas dans notre sujet.
Sur ces 45 cas, il y a eu 33 enfants vivants el 3 femmes ayant succombé aux suites de couches, c'est-à-dire à l'infection puerpérale.
La durée du travail à été encore ici de vingt heures en moyenne.
Le poids moyen des enfants a été de 2,700 grammes.
La cause de la mort des 12 enfants n’est pas signalée.
Enfin, sur 28 cas, pour lesquels le degré du rétrécissement n’a pas été indiqué d’une façon précise, on trouve 20 enfants vivants et une seùle femme morte. La durée du travail n’a pas dépassé dix-huit heures. :
Enfin, si nous considérons les statistiques du docteur Budin depuis le mois d'octobre 1891 jusqu'au mois d'avril 1893, nous remarquons que :
4° Dans 76 bassins rétrécis mesurant dans leur diamètre promonto-pubien 10 centimètres, 68 accouchements ont été spontanés.
Toutes les mères sont sorties vivantes de l'hôpital.
Six enfants sont morts, dont deux nés prématurément, et les autres de cause inconnue ;
2% Dans 28 bassins mesurant entre 9 et 10 centimètres, vingt-trois fois l'accouchement à été spontané.
Toutes les mères sont sorties vivantes de l'hôpital.
Trois enfants sont morts : un était né avant terme ; un autre
Pitt a eu une hémorragie abdominale ; enfin, la cause de la mort du troisième est inconnue ;
3° Dans 20 bassins mesurantentre 8 et 9 centimètres, quinze accouchements se sont terminés sans l'intervention de l’art.
Les mères ont eu toutes des suites de couches normales.
Tous les enfants sontsortis vivants de l'hôpital.
On ne peut s'empêcher de remarquer que, dans les statistiques de Rigaud, de Stanesco et de Budin, la terminaison spontanée de l'accouchement, un grand nombre de fois, a été favorable et pour la mère et pour l'enfant. « Les accoucheurs, dit le docteur Budin, n'oublieront pas les bons résultats que peuvent donner les contractions utérines seules qui nous ménagent parfois d’agréables surprises ». Et M. Budin rapporte la très intéressante observation suivante : « Une femme en travail fut envoyée de l’Hôtel-Dieu à la Charité. Le bassin mesurait 8 centimètres un quart de diamètre promonto-pubien minimum. Appelé pour terminer l'accouchement, je fus arrêté en route par le cortège de la Mi-Carême et dans l'impossibilité de passer. Lorsque j'arrivais à l'hôpital, une heure plus tard environ, la femme avait eu de violentes contractions, l'enfant avait franchi brusquement le détroit supérieur et avait été expulsé vivant. Il pesait 4,280 grammes ! »
En résumé, l'accouchement dans les bassins moyennement rétrécis pouvant se terminer par les seuls efforts de la nature, dans un temps plus ou moins long, une première indication pour le praticien est de faire de l’expectation. Notons, dès à présent, que la durée moyenne du travail a été de seize à vingt heures.
Mais si l’état de la mère, l’état des contractions utérines et l'état du fœtus ne permettent pas à l’accoucheur d'attendre, que doit-il faire ?
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Ici, deux cas peuvent se produire :
1° Ou bien la tête est mobile au détroit supérieur ;
2° Ou bien elle s’est fixée sur ce détroit, à travers lequel elle tend à s'engager.
Dans ces deux cas, la conduite du chirurgien doit varier. Inutile de répéter ici que nous n'envisageons que la femme à terme, présentant un bassin rétréci dans le diamètre promontopubien et l'enfant vivant.