MARCHE ET TERMINAISON
Si quelques calculs sont tolérés des années entières sans que le petit malade éprouve de grandes souffrances, la plupart procurent des troubles sérieux non seulement dans la région génito-urinaire, mais aussi dans l’économie tout entière, si bien qu’un traitement curatif devient indispensable si l’on ne veut pas que le malade succombe tôt ou tard à une intoxication urineuse.
La pierre une fois constatée, comment délivrera-t-on
es DU l'enfant? IL fut un temps où l’on eut recours à la thérapeutique. Des remèdes dissolvants de la pierre furent en grande vogue. Avicenne, Rhazès et l’école Arabe recommandèrent des solutions de soude et de potasse. Plus tard, Boerhaave nous dit que Val. Basile, au XV: siècle, indiquait pour dissoudre la pierre, l'usage interne d’un sel alcalin fabriqué avec les sarments des vignes. En 1739, le Parlement Anglais paya 125,000 fr. à M Stephens pour qu’elle révélât son secret qui, paraît-il, guérissait de la pierre. Elle s'exprime elle-même ainsi: «Mes médicaments sont une poudre. une »décoction et des pilules. La poudre consiste en coquilles »d’œufs et d’escargots calcinés tous deux. La décoction se »fait en faisant bouillir dans l’eau quelques herbes (cresson, »vetc.). Les pilules sont composées d’escargots calcinés, de »graines de carotte sauvage, de graines de bardane, des »fruits du hêtre et de l’aubépine, le tout calciné à blanc, de »savon et de miel.» :
Ce remède eut beaucoup de vogue bien qu’on n'ait jamais pu constater un seul cas de guérison (Morand).
On ne peut nier que les alcalins ne rendent tous les jours de grands services aux graveleux: les eaux de Vichy et de Contrexeville sont là pour en fournir un exemple évident.
Mais une fois le calcul formé, nous pouvons affirmer que toute médication est incapable de le dissoudre. On est donc obligé d’avoir recours à un traitement chirurgical. La lithotritie etlataille se présentent à l'esprit du chirurgien: étudions donc ces deux opérations.
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