‹ Quelques Considérations sur le Mécanisme, la Symptomatologie Et Le Traitement Des Fractures Du Bassin En GénéralChapitre 10 sur 26 · IE 00 120 LEZ · texte numérisé non relu

IE 00 120 LEZ

Dans ces conditions, on reconnaîttoujours un véritable contraste entre les deux côtés : la symétrie n’existe’ plus. C’est très facile à voir pendant la période de flaccidité atrophique.

À la cuisse, le contraste frappe le regard. Tantôt et presque toujours c’est au niveau des adducteurs qui retombent inertes, au lieu de conserver. leur courbe harmonique normale ; tantôt c’est le droit antérieur, qui est étalé à la façon de celui d’un cadavre ; d’autres fois c’est le tenseur du fascia lala et son aponévrose sous jacente, qu'on ne discerne plus et dont la palpation superficielle est on ne peut plus contrastante, par la tonicité rigide du côté sain et par l’inertie flaccide du côté blessé. C’est d’une évidence incontestable, quand on observe du regard les deux régions fessières et ju’on les compare entre elles : celle du côté blessé n’est plus volumineuse, ni saillante ; elle s’étend davantage en hauteur ; son pli fessier est moins nettement accentué, moins haut situé, et habituellement moins long ; le méplat rétro-trochantérien ne se voit plus : les parties molles sont étendues en forme banale des insertionsinternes aux insertions externes du grand fessier. Il n’est pas jusqu'aux muscles de la paroi abdominale, qui dans leurs portions inférieures, celles qui s’insèrent sur la crête fracturée de l’os iliaque.

C’est sur ce côté du tronc que le blessé se tient infléchi

pendant les premiers temps ; et on ne parvient pas à le

placer, tout d’abord, dans la rectitude, Plus tard, on juge de l’atrophie partielle de la paroi abdominale, par une sorte d’entéroptose localisée, principalement au-dessus du pli de laïne et vers le flanc du côté mis en cause.

Nous l’avons bien vu en nous asseyant èn contre-bas en face du blessé, tandis que celui-ci était debout sur un tabouret, en évitant de s’incliner d’un côté ou de l’autre.

Dans tous les cas, on contrôle aisément l’atrophie musculaire : la palpation des tissus ramollis concorde toujours ‘avec l’inspection, qui témoigne de l'effacement de la configuration des aponévroses et muscles superficiels.

Ce qui importe par dessus tout, c’est que la répartition des amyotrophics donne une indication des portions du squelette, qu'il y a lieu d'explorer : ce sont celles, sur lesquelles s’insèrent les muscles atrophiés.

Dès que ce premier mode d'exploration a fourni les “éléments de diagnostic dont il est susceptible, il convient de se hâter et de recourir au suivant, qui consiste en -ane friction, qui combine le massage et la palpation.

La manœuvre en est délicate, et même difficile : et il convient que le chirurgien en assume lui-même le soin et les responsabilités.

La matière de glissement doit être le savon vert, lors-

- qu’il s’agit de blessés très malpropres, comme sont cer-

tains mineurs des houillières, eertains manœuvres de

+ montage de chaudronnerie, C’est une matière grasse pour

les autres blessés. Ce peut être de la poudre de talc..

L’attitude du blessé doit être variée par un assistant,

qui conduira la cuisse dans une flexion plus où moins

‘complète, en y sur-ajoutant parfois quelque peu d’abduction, ou de rotation de la cuisse sur le bassin.

Il se faut bien garder de mener la manœuvre avec

vigueur. Le but qu'il s’agit d’atteindre est. une explora-

tion, dont l'idéal serait réalisé si elle était toujours indoa A # 2 4 £ i >

Page 1