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lore, C’est donc avec une grande légèreté de main, qu’il convient de commencer cette palpation, qu’on a judicieusement nommée « l’effleurage. » C’est souvent suffisant, pour départager ce qui est souple et flasque dans Îles couches musculo-aponévrotiques dystrophiques, d'avec ce qui est dur, hyperesthésique, sphérique ou ovoïde, et nullement mobilisable.
Quand on est parvenu à discerner ces portions dures sensibles au contact, adhérentes à lune ou à l'autre portion du bassin, il y a lieu d’y pratiquer, — surtout dans le pourtour de chacune de ces nodosités sphéroïdales, — une friction plus énergique, une sorte de massage plus complet, qui permet d’élaguer ce qui appartient à l’infiltration circonvoisine, puis ce qui subsiste de l’hématôme primitif, pour apprécier enfin les principaux éléments de a fracture, son siège, le chevauchement éventuel des fragments, /eur mobililé et leur crépitation, plus rares, beaucoup plus rares, que l’ont écrit les auteurs.
Si, à ce moment, le chirurgien se rend compte de quelque irrégularité de réduction, Poccasion est propice de juger de lutilité de l'attitude du membre ou de ses inconvénients : dans la flexion, ou dans Fextension; dans la rectitude, ou bien dans une certaine abductian.
‘Lorsqu'on pratique soi-même ces manœuvres de massage, on apprécie personnellement le siège et la direc-' tion du trait de fracture de la branche ischio-pubienne ; puis celle qui est au-dessus du trou obturateur; puis encore celle du bord supérieur de los iliaque, dont on peut
reconnaître la certitude, tant vers la fosse illaque interne
La DO
que vers la fosse iliaque externe; on apprécie enfin la
. direction du trait de fracture du côté de la fesse, tantôt “3 jusqu’à l’échancrure sciatique, tantôt jusqu'à articulation 74 sacro-iliaque.
On met à profit cette exploration, s'il y a lieu, pour pratiquer ou pour compléter la réduction de la fracture par coaptation. |
Dans certains cas, il est bon de recourir à un autre mode d'exploration, celui de la percussion. Lorsque le traumatisme est récent, alors qu'un chevauchement peut en devenir la conséquence, il ne saurait être sage d’employer un pareil moyen.
IL trouve sa place, lorsqu'on se trouve en présence d’un vieux blessé, qui souffre pendant la marche, qui a des mouvements ralentis et incomplets et des atrophies musculaires de la fesse et de la cuisse trop souvent attribuées à des névrites. C’est dans semblables conditions que nous avons vu M. Guermonprez imprimer une brus-
que secousse, soit au membre tout entier, soit du moins à la cuisse, tantôt pendant le décubitus dorsal, tantôt pendant la station assise. Le mouvement imprimé de la
sorte présente un caractère de brusquerie nette, comme
5 le coup de la percussion, De même qu’éclate le son sous
le doigt qui percute, -de même éclate /a douleur sous l’action brusque de la secousse. |
Le talent consiste à proportionnér la vigueur. de la
percussion aux nécessités de ce mode d'exploration. Si
la secousse est débile, la douleur n’éclate pas etle dia-
qgnostic demeure obscur. Si la secousse est trop brutale, > - 2 D —— /
= “Ja douleur, qui enrésulle, présente une importance exces-
ve
Sp
sive ; elle ne précise rien. La juste mesure, que l’on parvient à réaliser, consiste à provoquer une douleur révélatrice, qui se trouve nettement /ocalrsée au lieu précis, où s’achève la formation d’un cal de fracture. C’est un siqne très net pour les ostéïtes de forme aiguë et aussi pour tous les cals en formation. Il est particulièrement précieux, lorsqu'il s’agit de los iliaque.
Une autre façon de rechercher le même signe consiste à palper simultanément les deux crêtes iliaques du blessé ; on attend un certain temps, afin de placer l’homme dans de bonnes conditions pour percevoir la sensation, qu'il ignore ; alors on comprime brusquement à droite et à gauche comme si on voulait refouler énergiquement les deux os iliaques lun sous l’autre. Tout aussitôt le blessé rend son témoignage.
Dans d’autres circonstances, il faut faire la manœuvre contraire, en prenant les points d'appui à peu près aux mêmes endroits. Le chirurgien prend chacune des deux crêtes iliaques immédiatement en arrière de l’épine iliaque antérieure et supérieure ; puis il imprime la secousse comme s’il voulait les écarter l’an de l’autre.
Quel que soit le mode d'emploi, leprocédé de la percussion donne l’indication du siège de la fracture : il reste
à en contrôler les détails par le massage explorateur.
Le dernier mode d'exploration, sur lequel il convient :
d’insister n’est que l'étude méthodique des mouvements
commuuiqués, C’est là qu’il faut éviter toute brusquerie ;
c’est là que se place une douceur de procédés, une lenteur de manipulation, qui donne l'élément cherché du dia
gnostic. C’est par le membre sain qu'il faut commencer
Sd Ce
le mouvement communiqué; du regard, on en apprécie l’étendue ; puis on répète la même exploration du côté blessé, en soutenant le membre avec sollicitude et en le manipulant avec une lenteur réellement habile, S'il existe une fracture, on la reconnaîtra nettement, parce qu’il survient une contracture, au moment où les muscles, quis’insèrent au niveau du cal, atteignent une tension limite. Cette contracture survient toujours avant que le mouvement soit complet.
L’imdication fournie de la sorte, est ensuite vérifiée par le massage explorateur qui est toujours la ressource prin-
cipale,
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