CRÉES
no 7, de la filière Charrière Elle est laissée en place pendant deux heures,
1 gr. de sulfate de quinine.
Le soir 384 second gramme de sulfate de quinine.
11 avril. — La même bougie est de nouveau introduite dans l’urèthre.
14 avril, — On passe la bougie ne 8.
15 avril. — Le malade se sent soulagé, fournit un jet plus régulier d'urine, vide mieux sa vessie, mais encore d’une manière
incomplète et retourne dans son pays.
Réflexions. — Il est rare que les accidents urinaires surviennent cent jours seulement après la fracture du pubis au-dessus et au-dessous du trou ovale. L’exploration par le rectum a été, dans le cas particulier, d’un très grand secours. C’est de ce côté qu'il est le plus facile d'apprécier le col de la branche descendante du pubis. On y trouve de l’ostéite et c’est cette ostéite qui entrave les mouvements d’abduction et d’adduction du genou droit.
De ce fait, il faut rapprocher la minime hémorrhagie par l’urèthre. 5
M. Guermonprez admet que dès le début, ily a cu un hématome entre la petite plaie de l’urèthre et le foyer de fracture juxtaposé. La guérison de l’hématome s’est opérée sans suppuration, mais elle a fourni une sorte de rétraction cicatricielle et par conséquent déviation et rétrécissement consécutif de l’urèthre. Une contusion de la muqueuse uréthrale peut seule permettre d'interpréter les
quelques gouttes de sang écoulées par l’urèthre aussitôt
SA ? se , , . .
après l'accident. Enfin l’uréthrite traumatique a dû se propager à la muqueuse vésicale amener une cystite,
dont témoigne la quantité de pus évacué à la fin de cha-
que miction.
Observation IV
# Fractures multiples du bassin ; luxation sacro-iliaque complète arrachement des origines médullaires du nerf crural ; rupture
D: complète de l'artère et de Ja veine iliaques externes, mort re Rs rapide. =
Fa Par M. Trichet, interne de la Maison de secours aux blessés “à 12 de l’industrie.
; Dans une manœuvre de chemin de fer, un homme âgé de
. f F 25 ans tombe sur la voie. Une roue de wagon passe sur son
D è + Re corps. Une seconde roue vient le blesser, mais le corps de
| l’homme forme cale et arrête le AU qui, par ailleurs n “était Da due faiblement poussé, ee Tout d'abord, l'état général du blessé semble satisfaisant. nl
w yani syncope, ni RE importante des forces. On cons-
| profonde dans chacune dés deux régions inguinales. Le blessé S. est incapable de se mouvoir, on l'installe sur un brancard et 3 on le transporte à L ‘hôpital. x son arrivée, le blessé a toute sa | somnaissance, il est affaibli, mais ne se plaint que d'une seule chose, ce sont les vives douleurs de sa jambe ‘droite. Il de-
mande que ‘ amputation soit faite le e plus tôt possible, mais il
fee Dr. ne 1.
7 tate d'emblée un écrasement de la jambe droite et une plaie
est impossible de céder à ses instances ; le pouls est filiforme, presque imperceplible, le visage est pâle et les traits expriment une vive anxiété: évidemment, une syncope est menaçante; elle surviendrait certainement pendant l’acte opératoire, peutêtre même pendant une exploration complèle. C’est pourquoi ou se borne à relever les forces du blessé par le thé et par l'alcool Malheureusement les forces continuent à diminuer et la mort survient environ deux heures après l’accident.
A l’autopsie, on trouve la jambe écrasée, une vaste plaie comprend toute la portion antéro-interne ; la° moitié supérieure du tibia est broyée en une vingtaine d’esquilles, la péroné paraît intact, mais son extrémité supérieure est luxée en arrière, l'exploration de ce membre n’est pas poussée plus loin.
Les principales lésions sont celles du bassin. On y trouve quatre plaies distinctes, la première comprend la moitié du pli inguinal gauche; des esquilles font saillie, là où devraient se trouver les artères et la veine crurales ; la seconde, longue de 5 à6 centimètres,siègeversle tiers externe du pli inguinal droit ; une troisième intéresse une grande longueur du scrolum et laisse sortir le testicule droit, la quatrième pénètre profondément dans le périnée, présente un aspect fortement ecchymo- | tisme, met à découvert les corps caverneux et le bulbe de l’urè : à 2 thre, sans seclionner ce canal lui-même. | nr .
L'aspect du ventre ne laisse point soupçonner l'importance et st l'é uns des lésions du bassin, on n'y voit ni excoriation, ni ecchymose, ni déformation, on n'y peut signaler qu'un léger “S 5 degré de ballonneiment. Cependant les muscles pyramidaux Fe sont sectionnés et même morcelés ; le périloine pariélal porte FR de nombreuses taches ecchymotiques, les unes larges, les au-
tres disséminées en une sorte de pointillé. Dans le eul- de-sac. pe
ns recto-vésical du périloine, on ne trouve qu’une petite quantilé de sérosilé légèrement leintée de sang ; mais sous le péritoine des deux fosses iliaques et du petit bassin, on trouve un hématome vaste et épais qui se prolonge dans le tissu cellulaire et dans les couches musculaires sous-jacentes ; il semble bien évident que le point de départ de cette énorme collection sanguine se trouve dans les vaisseaux iliaques externes du côlé gauche, En effet, tous deux sont complètement sectionnés et
rétractés.
Le bout central de l’artère est ecchymotique dans une étendue de 3-4 centimètres de longueur ; il présente une forme effilée et sa lumière est obstruée par un caillot déjà résistant. La section “de la veine est plus étendue; il est beaucoup plus difficile de la différencier d'avec les caillots qui lui sont adhérents. Du côté droit, les vaisseaux iliaques externes présentent tous due des taches ecchymotiques, dont l'une = assez étendue, mais on
n'y trouve aucune rupture. 2
Le muscle psoas du côté gauche est entièrement détruit, on
n'en retrouve des débris qu’aux extrémités supérieure et infé- À
rieure. Le nerf crural se trouve déjeté vers les portions exter-
nes; il est très volumineux, présente deux ou rois taches
ecchymoliques, dont la longueur ne dépasse des trois centi-
= mètres et qui restent. superficielles. En le suivent de bas en
ces haut, on trouve ses racines médullaires encore étendues dans.
Les HO: Le
étendué de huit à dix centimètres, et se termine par une portion longuement effilée.
Les organes pelviens sont relativement peu intéressés ; la surface externe du rectum est presque entièrement ecchymotique ; la vessie renferme une petite quantité d’une urine entièrement hématique, l’origine de celte hématurie est probablement dans le rein gauche qui présente lui aussi quelques ecchymoses : le bulbe de l’urèthre est partiellement rompu.
Le squelette du bassin présente d’abord une fracture de chacune des deux branches du pubis; du côté droit le trait de fracture suit une direction à peu près verticale et passe par l'articulation coxo-fémorale ; du côté gauche le trait de fracture passe plus près de la symphyse pubienne, il traverse le trou obturateur, se dirige un peu obliquemeñt en avant et en bas et se complique d’esquilles dont une particulièrement volumineuse répond à peu près à l’épine du pubis et faisait issue entre les lèvres de la plaie constatée aussitôt aorès l'accident. Toutefois la lésion la plus intéressante du bassin n'est pas cette fracture multiple ; c’est le déplacement par rotation de tout ce qui reste de l'os iliaque gauche. Il n’existe plus de moyen d'union ligamenteux qui unisse l'ilion à lischion d’une part au sacrum d'autre parl; los vertébral est bien demeuré en sa place, tandis qu'au contraire l'os iliaque a subi un mouvement de rotation qu’on peut évaluer à un « demi-tour ».
En effet la surface auriculaire est tellement déplacée qu’elle regarde en haut, en avant el en dehors, la fosse iliaque interne est tournée en dehors et par conséquent l'articulation coxo-fémorale se trouve reportée en arrière el mème en dedans : on
comprend quel bouleversement est apporté dans les rapports
anatomiques par üne pareille rotation. Du côté droit J'artioula+
Lu Does tion sacro-iliaque n’est pas rompue, mais ses ligaments sont partiellement rompus el déchirés, il y a donc de l’entorse. Sur la partie postérieure du rachis on constate encore une fracture presque verticale de l’'apophyse transverse gauche de la dernière vertèbre lombaire ; ce trait de fracture se coutinue sur la première vertèbre sacrée, laisse la seconde à peu près intacte et se termine par une disjonetion partielle entre la troisième et
la quatrième pièce du sacrum.
= De ces faits, il faut d’abord conclure le danger et l'inutilité d’une amputation hâtive, alors même que le blessé la demande avec empressement, surtout lorsque le choc
traumatique n’est que la conséquence de lésions nerveu-
ses, vasculaires et osseuses de grande importance.
Il faut eusuite conclure que dans les manœuvres chi- De. rurgicales d’élongation des nerfs, il est des circonstances | et des manœuvres où l’on ne peut plus considérer comme une utopie le fait de l’arrachement des racines médul-
laires.
ee | Obgertation Vis