HISTORIQUE
L’histoire du myxome lipomateux est brève et de date récente. Cette sorte de tumeur gélatineuse, mollasse, offrant à la coupe une coloration gris blanchâtre par places, jaunâtre en d’autres, n’a certainement pas dû passer inaperçue des anciens chirurgiens. Jusque vers le milieu du siècle, elle est sans doute confondue, comme le myxome, avec un certain nombre de néoplasmes décrits sous le titre de cancers ou tumeurs colloïdes (Bayle, Laënnec), collonema (Muller), dégénérescences aréolaires (Cruveilhier).
Dans une étude magistrale, Virchow, le premier, isole la tumeur muqueuse du groupe des néoplasmes colloïdes et des sarcomes et lui donne le nom de myxome.
C’est dans le Traité des tumeurs que nous trouvons mentionnée pour la première fois, à titre de variété, l’affection que nous envisageons ici . « Si les cellules se chargent de graisse, dit l’auteur, et finissent par se transformer en véritables cellules adipeuses, tandis que la substance intercellulaire persiste encore, la coupe prend