‹ Quelques considérations sur les causes de la mortalité des nouveaux-nés et sur les moyens d'y remédierChapitre 2 sur 9 · DS · texte numérisé non relu

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.venir des troubles de la nutrition, dont le résultat premier sera une diminution ddans le poids, et qui se traduiront ensuite par des phénomènes morbides amenant (presque inévitablement l’inanition. L’enfant a-t-il ingéré une trop grande quantité dde lait, il aura des vomissements, de la diarrhée, des selles vertes et caséeuses, et min arrêt dans son développement. L’enfant, au contraire, vient-il à manquer de la [(quantité de lait nécessaire (moins de 400 grammes), les selles deviendront plus «ares, moins abondahtes et plus épaisses; les urines diminueront; la nourrice dira que Y enfant est échauffé; elle lui donnera du sirop de chicorée , quand il suffirait «iJe lui fournir un peu plus de lait. Ici, encore, il y a d’abord un état stationnaire dlans le poids, puis bientôt après une diminution.

Comme on le voit, ces différents états amènent tous un résultat analogue, c’est inné diminution de poids appréciable le jour même; car l’enfant devant augmenter thaque jour de 20 à 25 grammes, commence à perdre du moment qu’il n’augmente olus. Toute modification, en plus ou en moins, dans la nourriture amène une diminution du poids, que la balance rend évidente bien avant que les signes concomiants, diarrhée, constipation, ictère, vomissements, aient donné l’éveil.

M. Boucliaud a encore étudié tout ce qu’un enfant peut perdre avant d’arriver à ••■elle mort par inanition. 11 établit quatre périodes, auxquelles correspondent des diminutions de poids.

1° Période latente. — L’enfant perd un dixième de son poids; il dépérit, perd de ■ es couleurs, de son embonpoint; le plus souvent, la vue seule est impuissante à c onstater cet état, et la balance indispensable.

2° Période d’amaigrissement. — L’enfant perd un sixième de son poids; ce qui rrappe le plus, c’est la manifestation d’une faim très-vive.

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3° Période d’excitation. — L’enfant perd de un cinquième à un quart de son poids; ■ta maigreur augmente et devient extrême; mais l’excitation domine la scène, les ris sont incessants : c’est alors qu’on peut observer une suractivité des fonctions, ■aspiration, circulation, température.

4° Période léthargique. — L’enfant perd un tiers de son poids. A celte période iiltime, l’enfant se refroidit, toutes ses fonctions se ralentissent; il tombe dans une éthargie analogue à celle des animaux hibernants, telle et de si longue durée que il mort est parfois apparente.

L’importance de la pesée nous semble suffisamment démontrée par ce court exposé e la thèse de M. Bouchaud.

Grâce à ce remarquable travail et à l’obligeance bien connue de Alliot et de IL Trélat, chirurgien en chef de la Maternité, nous avons pu nous initier à tous les élails de cette minutieuse expérimentation et les répéter à Saint-Louis. Nous remerions bien sincèrement notre maître, M. le professeur Hardy, qui nous a facilité otre tâche èn nous laissant, dans son service d 'accouchement , toute la latitude ’écessaire et en nous aidant de ses bons conseils.

Le système des pesées, introduit par nous depuis le 1er janvier, nous a fourni déjà un nombre considérable d’observations, dont nous avons extrait 286, représentant le nombre des enfants nés à terme dans la salle d’accouchement du 1er janvier au 30 juin 1866, et sortis vivants de l’hôpital Saint-Louis.

Les poids des enfants au moment de leur naissance sont ainsi répartis :

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