‹ Quelques considérations sur les névrités cervico-brachiales dans la tuberculoseChapitre 10 sur 23 · PA NN ET OLA CON PPT ET · texte numérisé non relu

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ils de courte durée et relativement bénins. Chez cette même malade la flexion du poignet sur l’avant-bras

-et de l’avant-bras sur le bras était impossible. Chez

la malade de l'observation [ les mouvements de l'épaule droite d’abord, puis de l'épaule gauche n'étaient pas spontanés ef si on essayait de les provoquer, on lui aurait fait pousser des cris, tellement grande en était la douleur.

Ces troubles de la motilité sont en général passagers quoique beaucoup plus fréquents que les troubles de la sensibilité. Au début de l'affection l'hypéresthésie est la règle ; mais au bout de quelques temps, c'est-à-dire à mesure que les lésions nerveuses font des progrès, c’est l'anesthésie qui est plus fréquente : ces troubles sont d’ailleurs variables. Ainsi dans l'observation I nous avons constaté un léger retard dans la perception et quelques temps après la sensibilité ne présentait aucune altération. Au contraire, dans l'observation V une zône d’anesthésie correspond au territoire innervé par le cubital, territoire mal délimité comme les phénomènes douloureux que l’on avait constatés.

Ce qui.est plus constant, c’est la diminution de force dynamométrique que l’on observe du eûté malade. Si l’on fait serrer successivement les deux mains du patient, on constate que la force est beaucoup moindre du côté lésé.Cette différence tient à l’état des muscles qui sont presque toujours le siège d’une atrophie plus ou moins prononcée. Klippel a longuement étudié dans sa thèse ces amyotrophies chez les

tuberculeux et il écrit : « Les muscles de tel ou tel « malade, à la première période de la maladie (tuber- « cules sans ramollissement) pourront présenter l’a- «maigrissement et l’atrophie qu'on ne voit d'habitude « qu'à la période ultime d’une cachexie prononcée. «Et par contraste les muscles pourront être particu- « lièrement épargnés chez tel autre. » Le plus souvent ces atrophies sont plutôt réelles qu'apparentes. Elles ne surviennent qu'après les phénomènes paralytiques (engourdissement, fourmillements, douleurs }), et l’'atrophie musculaire leur succédant est symptomatique d’unelésion nevropathique, tandis que s'il s'agissait d'une affection myopathique primitive ces phénomènes paréliques seraient seulement consécutifs.

Elles sont dûües aux lésions des troncs nerveux périphériques, et résultent d’une trouble trophique dont le point de départ est la segmentation du cylindraxe. Les muscles sont douloureux isolément ou en masses (biceps ou masse des épicondyliens); il y a compensation de volume du membre par prolifération du tissu conjonctif interstitiel ou par production exubérante de graisse danslatrameconjonctiveambiante. D'où la sensation de flaccidité que nous avons notée dans l'observation! avec l'apparence normale du volume du membre supérieur. Cependant la fibre musculaire propre est altérée, et ce qui nous le prouve, c'est la faiblesse musculaire, la gêne dans l'exécution de certains mouvements, et la diminution progres--

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-sive de l'énergie contractile sous l'influence des cou-

rants électriques.

Si l’atrophie est de trop longue durée les lésions deviennent irréparables, par rétraction et sclérose interstitelle. Ce sont là les caractères de l'atrophie musculaire circonscrite d'origine neuropathique ou myopathique, car nous savons que l'atrophie d'origine myélopathique par lésions des cellules motrices des cornes antérieures n’est pas identique, et nous pourrons nous appuyer sur cette différence pour re-

‘ jeter la nature centrale des lésions nerveuses dont

nous nous occupons dans ce travail.

L'atrophie musculaire est un trouble trophique

-et nous devrions étudier ici les autres troubles de

cette nature qui accompaguent parfois les névrites cervico brachiales tuberculeuses. Parmi eux le zona s’observe le plus souvent et nous nous réservons de faire de son étude un chapitre spécial. En dehors de la présence du zona les téguments du bras ne présentent rien de particulier, ni chaleur ni rougeur. On a signalé l'aspect brillant de la peau, le « glossy-

-skin » des Anglais qui n’est en réalité que l’atrophie -du derme (Charcot), mais nous ne l'avons, pour notre

part, jamais observé Enfin Mougeot, dans sa thèse, rappelle une observation de M. le professeur Charcot datant de 1863, où chez un tuberculeux atteint de névrite du nerf cubital avec zona, le membre malade avait présenté une température plus élevée que le membre sain, relation qui changea sous l'influence du sulfate de quinine ; à la cessation de tout médi-

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