‹ Quelques considérations sur les névrités cervico-brachiales dans la tuberculoseChapitre 19 sur 23 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Pronostic et Traitement

En général, nous pouvons dire que l'apparition d'une névrite cervico-brachiale dans la tuberculose assombrit le pronostic de la maladie. Nos observations ont en effet montré qu’elles étaient souvent survenues peu de mois avant la date fatale. D'ailleurs, nous avons remarqué quelles coïncidaient presque toujours avec une poussée aiguë ou une recrudescence de la maladie, et chacune de ces circonstances est

évidemment une cause de dépérissement pour l’orga-

nisme atteint. En outre, quelle que soit la cause de cet accident nerveux, infection ouirritation de voisinage, il estune preuve des progrès de la maladie.

Quand ces névrites surviennent comme signe précoce, ou bien elles cèdent rapidement à l’électricité, ou bien leur généralisation est à craindre. Si nous admettons que leur persistance puisse les faire devenir bilatérales par l'intermédiaire des enveloppes spimales, il est évident que leur extension est à redouter.

Il est, de plus, malheureusement prouvé que ces névralgies sont de longue durée et résistent à tous les efforts de la thérapeutique. L’antipyrine, le sulfate de quinine, la phénacétine, les liniments cal-

mants au chloroforme, sont aussi sans action sur elles. Le meilleur remède est évidemment l’électrothérapie, pour rappeler la contractilité musculaire, car le pronostic est d'autant plus grave que cette contractilité disparaît plus complètement. Duchenne employait des courants à gros fil avec intermittences rapides. On faisait une séance de 10 minutes tous les 2 jours, en agissant sur les muscles à contractilité moindre. En Allemagne, on emploie encore aujourd’hui les courants continus, puis du massage et des frictions excitantes.

On a beaucoup préconisé, dans ces derniers:

temps, le chlorure d'Ethyle comme mode de traitement des névralgies diverses. Il pourrait même être employé comme moyen de diagnostic, pour en déterminer la nature périphérique ou centrale : dans le premier cas, la douleur cesserait immédiatement.

Enfin, dans le cas de zona, M. Hardy recommande de faire une lègère onction d'huile d’amandes douces et de saupoudrer de poudre de zinc et de poudre d'amidon dans la proportion de 1/5 à 1/10, de facon à empêcher ‘la rupture des vésicules. Contre les douleurs, il emploie les injections hypodermiques de chlorhydrate de morphine.

A l'exception du zona, à l'égard duquel la thérapeutique n'est pas impuissante, on ne doit guère attendre de résultat favorable contre les névrites elles-mèmes : l'électricité et le massage paraissent être les méthodes de choix.

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