‹ Quelques considérations sur les plaies de poitrineChapitre 18 sur 34 · ES · texte numérisé non relu

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Notons en passant les moyens de réactions de défènse de l'organisme qui aussitôt cloisonne puissamment le noyau d'infection, l'emmure de fortes épaisseurs de tissu fibreux.

Notons aussi la nocivité des séquestres qui, au lieu de se laisser enkyster commie le corps iMmétal-

-lique, continuent à suppurer, à propager la sup-

puration à distance (pleurésie purulente du côté opposé, adénopathie trachéo-bronchique suppurée, péricardite suppurée), à tuer enfin par dissémination des foyers suppurés. Il faut bien tirer cette conclusion, c'est que si l’on peut s'abstenir d'aller précocement à la recherche du corps vulnérant, l'intervention pour les séquestres et les débris de vêtements est indispensable et dans le plus court délai. Ceci explique l'importance que ‘nous attachions tout à l'heure à l’ablation de ces fragments au P. S. même, quand on peut les découvrir et les extraire sans trop de difficultés. :

L’autopsie de Jammes (obs. n° 2) nous montre un corps métallique passablement toléré et qui, en tout cas, n'a pas été la cause de la mort. La fonte purulente du poumon est due à la présence d’un épanchement de sang devenu purulent, lequel a infecté le poumon, baignant dans le liquide. Donc, ici, inutile de s'occuper du projectile. C’est l’hémothorax qui aurait nécessité une large intervention, une large thoracoplastie.

Constatons encore que la plèvre s’est défendue en enkystant très rapidement l'épanchement. Dès le troisième ou quatrième jour, on peut être à peu près

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