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certain de trouver un hémothorax cloisonné, enkysté.
Encore un cas de remarquable tolérance dans l'observation n° 5. Il n’y avait pas de phénomènes infectieux et le blessé ne fut opéré que longtemps après sa blessure. Ces extractions tardives, à peu près inoflensives, et qui ont été préconisées par M. Marion dans un article des plus retentissants (1) paraissaient s'imposer pour l'avenir du blessé. Ainsi que s'exprime M Marion : « L'existence d’un projectile intra. pulmonaire semble devoir aggraver une congestion pulmonaire, une pneumonie dont peuvent être atteints ultérieurement les blessés; autre raison : l'état de gène empêchant ceux-ci de reprendre leur service. Enfin on trouve parfois un abcès enkysté n'occasionnant aucun trouble objectif. »
Dans le cas présent, le projectile, gros comme un grain de café, s'était logé dans une sorte de nodule fibreux.
Un exemple aussi de schrappnell bien supporté dans l’observation n° 6.
Le cas de Baudin (obs. n° 7) est également fort intéressant. La mort de ce blessé a été causée par la présence d’un projectile extrapulmonaire : donc le pouvoir enkystant du parenchyme n’a pas eu à intervenir pour rendre moins dangereux le projectile. En outre, autour de celui-ci se trouvaient des débris
(1) Marion. ‘De l'extraction des projectiles intrapulmonaires. (Presse Médicale, 16 sept. 1915.)
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de vêtements dont, nous le répétons, la nocivité est toujours certaine.
. Conclusion: Autant les projectiles métalliques inclus dans le parenchyme sont tolérés, autant ceux qui s'arrêtent dans la plèvre sont dangereux, car celle-ci résorbe moins que le tissu pulmonaire. Eïfin s'il fallait une dernière preuve, elle serait fournie par le cas de l'observation n°8. Le projectile n'est pas en plein tissu pulmonaire, mais sur le bord inférieur du poumon, baignant dans la plèvre (il est accompagné de débris vestimentaires).
N’étant pas rendu inoffensif par l’enkystement intrapulmonaire, il a infecté l’hémothorax qui, lui, a amené la déliquescence du poumon et la mort par hémorragie interne intrapleurale et infection. gé: néralisée.
Nous avons successivement étudié les moyens dont dispose le médecin du corps de troupe pour lutter contre l'état général précaire, l’hémoptysie, le pneumothorax et, chemin faisant, nous avons montré combien puissamment le poumon pouvait nous aider dans cette défense. Peut-on, au P. S. parer au danger de l’hémothorax progressif ?
Les hémostatiques, avons nous dit, ont très peu d'effet sur l’épanchement intrapleural. On ne peut songer à une ponction évacuatrice ; outre que celle-ci est difficilement praticable dans les P. S. actuels, le pourrait-on, il faudrait s’en dispenser, car elle est aujourd'hui formellement condamnée (Mauclaire- Sancret), la décompression produite déterminant une nouvelle hémorragie pleurale.
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Nous avons jusqu'ici considené les blessés graves. Pour les blessés moins sérieux, le traitement médical est subordonné aux manifestations symptomatiques et à la gravité, à l'étendue des divers accidents qui peuvent se manifester.
Quant à la plaie, on pourra parfois se contenter, pour l'oblitérer, d’un simple pansement au leucoplaste, où d'un pansement à plat, maintenu par un bandage de corps.
De quelques objections : On pourra objecter que. cette -petite chirurgie est susceptible de rendre de grands services, pratiquée par des mains expertes, mais qu'elle est loin d’être suffisante; que, d'autre part, le milieu ambiant ne se prête guère à des interventions de plus grande envergure :
ù Impossibilité de stériliser parfaitement les
instruments ; Défaut d’ HE à Septicité de l'abri; Difficultés de se désinfecter soigneusement les mains, etc., ou bien que le médecin de bataillon n’est pas toujours un interne en chirurgie encore moins un maitre du bistouri, que les secteurs calmes sont rares, que les postes de secours bien aménagés et bien abrités le sont encore davantage, que, par conséquent le nombre des blessés que l’on pourrait sauver serait infime.
Quelques-unes de ces objections concernant l’état actuel des postes de secours sont aisément réfutables si l’on ne considère que le traitement ultra-sommaire