‹ Quelques considérations sur les plaies de poitrineChapitre 20 sur 34 · PISE TRES · texte numérisé non relu

PISE TRES

que nous avons décrit plus haut et que le plus jeune aide-majorsera toujours capable d'appliquer. Cette petite chirurgièé d'urgence n'est peut-être pas suffisante, mais elle constitue le maximum des soins que l'on peut prodiguer dans les postes de secours actuels. Le flambage d’une cuvette, lastérilisation avec l'alcool d'une pince, de ciseaux et d’un bistouri, le dressage de tréteaux porte-brancards, l'éclairage suffisant au moyen de la lampe à acétylène, l'installation d'un lavabo avec eau bouillie en permanence et à proximité, sublimé, permanganate, teinture d’iode, dressage d'un infirmier-aide spécialement affecté-à ce petit service, résumant l'aménagement du poste de 1° ligne. Tout cela est en somme assez facile à réaliser. Qu'on ne parle pas de la septicité de l'abri et du milieu ambiant défavorable. Le médecin de campagne, obligé de pratiquer souvent Ja chirurgie d'urgence, n'est-ik pas fréquemment aux prises avec des diffcultés autrement insurmontables qu'il doit vaincre par son ingéniosité et l'habitude des conditions défectueuses ?

Cependant le service de santé, inspiré par les. chirurgiens, se rend de plus en plus compte de l'in: suffisance de ces petits moyens, et de la nécessité qu'il y aurait à créer des postes de secours chirurgicaux.

C’est par une brève étude de ce problème que nous terminerons notre travail.

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