CHAPITRE III
Le Problème des Postes de secours chirurgicaux |
La création des équipes chirurgicales ne date guère de plus de quatre mois. C’est, en effet, vers la fin février 1917, qu'elles ont commencé à être constituées. Il y eut, au début beaucoup d’'hésitation et de tâtonnement. Depuis quelques semaines seulement, elles paraissent fonctionner d’une façon régulière, . apparamment définitive. Elles comprennent un chirurgien, un aide-chirurgien, un pharmacien, chargé de l'Anesthésie et deux infirmiers. Ces équipes sont dites volantes, mot qui en explique suffisamment le caractère et le but, suivant les besoins des diverses formations, elles peuvent être affectées à un H. O.E,, à une ambulance chirurgicale, à une auto-chirurgicale comme renfort, ou en l'absence des chirurgiens de ces formations. Les membres de ces équipes appartiennent le plus souvent à une ambulance d’où ils sont détachés temporairement. Cette nouvelle organisation a reçu le meilleur accueil dans les milieux médicaux, elle rendra aux blessés les plus éminents services, car lesinterventions seront plus précoces et quelque: fois plus efficaces. Enfin disons que c’est un premier pas vers la réalisation d’un projet conçu ou approuvé depuis longtemps par des chirurgiens de
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talent et aussi certainement par la Direction du Service de santé : nous voulons parler de l'installation de postes de secours chirurgicaux, nous ne pensons pas qu’il soit impossible de le mettre à exécution.
La première objection est le nombre insuffisant de chirurgiens.
Il y à, dans les ambulances de triage et le corps de troupe, des quantités de médecins qui savent manier le bistouri et qui, après avoir suivi un cours et fait un stage dans un hôpital, seraient tout à fait capables de pratiquer ces interventions d'urgence dont le nombre est très restreint.
N'oublions pas qu'il s’agit uniquement de blessés très graves et voués à une mort presque certaine au cours de leur évacuation, sinon au poste de secours.
Deuxième objection. — On ne peut songer à opérer ces blessés dans l’état de shock où ils se trouvent.
Rien n’empêchera d'attendre un jour ou deux le résultat de l’immobilisation et d’un traitement énergique de l’état général avant d'intervenir. Le blessé, pendant ce temps, sera déposé au P. $S. C.
Troisième objection. — Peut-on songer à installer un poste de secours chirurgical dans une zone battue par l'artillerie ennemie ?
Il faudra choisir l'endroit le moins exposé aux tirs de l’artillerie et l'installer de préférence à proximité du poste dé secours central. Lorsque ce dernier se trouve aménagé dans une cave, on cherchera une cave voisine dont on renforcera la voûte si l’on doute de sa résistance, Ailleurs on pourra creuser de profondes