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La mortalité fort élevée de nos pleurésies purulentes à 7 coques classe cette maladie parmi les plus graves. Nos pertes atteignent 730 %, et dépassent les moyennes habituellement citées
na dans les traités, moyennes qui oscillent de 25 à 5o %. C'est sans ë doute à une virulence exceptionnelle du streptocoque que nous. AS devons piasqure de nos décès. Deux de nos malades moururent Dis avant même qu'on ait eu le temps de les secourir, et d’autres suc. combèrent quelques heures après une pleurotomie faite sous anesthésie locale, avec un minimum de shock opératoire. L La septicémie streptococcique et les lésions pulmonaires surajoutées assombrissent surtout le pronostic. La « dyspnée bleue », exprimant l’asphyxie par lésions bronchopulmonaires est pour M. Legendre un signe des plus fâcheux. M. Tuffier craint princi- | 1 __. palement le type scepticémique caractérisé par la cyanose, 11. dypsnée, l’hypotension artérielle, l'oligurie, un érysipèle, un ie phlegmon diffus, l'indifférence au traitement, l'abondance de. l’épanchement et son aspect bouillon trouble. Quand apparaissent ces divers signes, il y a lieu de redouter le pire dénouement. :
Dans nos observations, les pleurésies cloisonnées ou dou-
bles et celle qui fut compliquée de péricardite ont amené la mort; des exemples analogues sont cités:par M Tuffers "0e ;
Tous les signes pronostiques que nous venons de décrire ne
sont pas des signes de début. Dans la première période de la mala-.
die, il paraît impossible de prévoir son évolution. Les recherches, bactériologiques, desquelles on attendait des précisions sur la
virulence du streptocoque, n’ont pas donné ce qu'elles promet.
taient. Dès son début la pleurésie purulente à streptocoques ne
laissera pas de répit au médecin, car, à tous moments de son évo-
lution, elle peut donner lieu à des réveils aigus; très redoutables, quelquefois mortels.