‹ Quelques considérations sur les rétractions de l'anneau de Bandl, en particulier au-dessous du fœtus tout entier et dans certains cas de paludismeChapitre 24 sur 47 · Hosmer. Boston médical Journal, 1878 (in th. Chéron · texte numérisé non relu

Hosmer. Boston médical Journal, 1878 (in th. Chéron

Le

Les multipares sont beaucoup plus exposées que les primiperes ; de même la fréquence relative de la rétraction est beaucoup plus marquée dans les présentations de l'épaule et du siège. Comme facteurs étiologiques nous noions dans nos frente et une observations :

Muliipariré 21. Primiparité 6.

Présentation : Sommet 11 (dont 2 en position posiérieure) ; Siège 4; Épaules 16; ‘srossesses gémellaires 5. Puis comme causes plus direcies et suivant leur fréquence :

Travail prolongé (sans auires causes indiquées) : 6, dans un cas, il était commencé depuis quinze jours (obs. 12).

Grande quantité de liquide : 5. Hydramnios : 2 (2 litres 1/2 dans l’obs. 14 ; 3.500 grammes dans l’obs. 15) ; dans les deux cas on dut rompre artificiellement les membranes à la dilatation complète.

Rupiure prématurée des membranes : 10. Elle datait de plusieurs jours (obs. 1), de trois jours (26), de huit jours (28).

Paludisme et quinine : 4, (obs. 2,5, 16, 17).

Ergot de seïsle : 3. Les observations en sont de date

là

ancienne.

Rétirécissement du bassin :3. Dans un cas (25), le diamètre P. S.-P. était de 8 centimètres ; la femme voulant cacher sa grossesse avait porté tout le temps un corset très serré ; l’on ne constata à aucun moment l’écoulement de liquide amniotique. Dans l’observation 5, le rétrécissement rachitique, était de 9 centimè tres ; l’on tenta d'accélérer l’accouchement avec un bal-

a) ae lon de Tarnier. Le rétrécissement de l’observation 9 était de 11 centimètres.

Ballons : 2 fois : un de Tarnier (obs. 5), un de Champetier (obs. 7).

Sonde en gomme : 1, observation 12 : les premières douleurs dataient de quinze jours, et un dilatateur métallique appliqué deux heures ne put arriver à modifier l’anneau. ,

Fibrome de l’excavation 1 (obs. 21).

Sur les 18 enfants sur lesquels nous avons des détails, l’on note :

Gros fœtus : 3. L’un d’eux (obs. 15), pseudencéphale, pesait 4.050 grammes.

Volume ordinaire : 4.

Macérés : 3 (obs. 7, 19, 20).

La plupart étaient prématurés ou de faible volume.

PATHOGENIE

Quoi qu’il en soit de la cause provoquant la contraction utérine et la rétraction qu’elle agisse par exagération de la sensibilité, de l’irritabilité, de la contractilité, l’anneau de Bandi se rétracte sous l'influence d'une excitation anormale ou exagérée. Mais ici une question vient naturellement à l’esprit.

Pourquoi est-ce cette région de l’utérus qui se contracte de préférence ? La contraction ayant pour effet d’appliquer la paroi utérine le plus étroitement possible sur le corps de l'enfant, les régions au niveau desquelles Le fœtus laisse un vide ou présente un point moins saillant ont une naturelle tendance à se rétracter davantage sur ces points : «la rétractilité de ces régions peut se satisfaire plus à son aise ». Il est naturel que la facilité de cette rétraction doit être d’autant plus grande que le point où elle s'exerce est plus indépendant du reste de la paroi utérine, et l’on conçoit fort bien que l’anneau de Band, « limite de la région essen-

tiellement motrice de l’organe gestateur », qui ne dé-

Se jtd

pend de l’utérus que par son bord supérieur, et dont le bord inférieur fixé au segment inférieur que nous avons vu remarquablement élastique et extensible, qui est donc de la partie contractile de l'utérus la zone la plus indépendante, la plus libre de sa rétraction, si l’on peut s'exprimer ainsi, doive être aussi la partie de l’utérus où ses propriétés rétractiles doivent s’exercer le mieux, et c’est ainsi que la rétraction de l’anneau de Bandl n’est jamais aussi forte que lorsque le fœtus estcontenu tout entier dans le corps utérin, et que rien en effet ne met obstacle à la rétraction de l’anneau (Chéron). D'ailleurs, cette rétraction annulaire semble n'être pas une propriété particulière à la zone que nous étudions ici, et il existe contrairement à ce que pensait Chéron, un certain nombre de faits qui montrent bien qu’elle peut se produire sur d’autres points du muscle. Nous ne citerons qu'à titre documentaire les faits bien connus d’enchâtonnement et d’enkystement du placenta après Pexpalsion du fœtus, et les remarques que l’on peut faire «lorsqu'on expérimente l’ergot sur une femelle dont l’utérus est gravide : on voit s'effectuer sur cet utérus des contractions énergiques, hélicoïdales, avec des zones d’étranglements partiels et de contracture » (1). Bumm constata sur un utérus puerpéral extirpé peu après un tamponnement à la gaze, que la contraction de l’organe avait formé une série d’anneaux de contraction superposés donnant à la masse de gaze un aspect moniliforme

irrégulier. Keïffer, injectant de gélatine par voie.artérielle

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