‹ Quelques considérations sur les rétractions de l'anneau de Bandl, en particulier au-dessous du fœtus tout entier et dans certains cas de paludismeChapitre 25 sur 47 · Poucner. Précis de pharmacologie, p · texte numérisé non relu

Poucner. Précis de pharmacologie, p

: Legagneur

un utérus de cobaye après l’accouchement, et l’injection ayant fait irruption dans la cavité par la plaie placentaire, vit que l’utérus s’était contracté pour vaincre cette hémorrhagie artificielle et constata nettement que cette réaction avait provoqué la formation d’une série d’anneaux de contraction qui laissèrent une empreinte profonde dans la masse solidifiée (1).

Enfin rappelons que pour Pinard la rétraction pourrait se produire au niveau de n'importe quel point du muscle utérin.

Ces faits expliquent fort bien comment, sinon pourquoi, se produisent les rétractions de l’anneau autour d’une partie fœtale rétrécie. Ils rendent compte aussi assez exactement de la façon dont se passent les choses dans les présentations de l'épaule où l’engagement est long et tardif, et où l'anneau a tous les loisirs de se rétracter, sa lumière restant libre ou mème laissant passer un bras du fœtus.

Ils ne suffisent plus à faire comprendre comment le cercle contracturé peut se trouver au-dessous du fœtus, du moins à la finde la grossesse, lorsque le segment inférieur a dû déjà se distendre et se dilater pour loger au moins en partie la présentation. Peut-être faut-il admettre que dans certains cas le segment inférieur ne joue pas son rôle physiologique et que jusqu'à la fin de la grossesse le fœtus se développe uniquement dans le corps utérin ; ce serait là évidemment une cause de sur-

distension et de fatigue du muscle, par conséquent de

: > 1. Kerrrér. in Bar. BriNprau. CHAMBRELENT, t. 1 p.,

rétraction, comme dans les quelques eas d’hydramnios ou d’excès de volume que, nous l’avons vu, l’on a rencontré quelquefois ; la rétraction s'exerçant d'emblée s’opposerait à la descente du fœtus et ne ferait qu'’augmenter avec la durée du travail. Cette explication pourrait s’appliquer à la plupart de nos observations où il s’agissait de présentations polaires ; nous voyons le pôle fœtal rester constamment libre et mobile au niveau du détroit supérieur, qui est précisément le niveau normal de l’anneau de contraction. Et il faudrait admettre que la dilatation du canal cervico-segmentaire serait due alors à la descente de la poche des eaux dans cette partie de la filière génitale.

L’on peut invoquer aussi un autre processus ; nous voyons dans notre observation 7 (Commandeur) un ballon de Champetier de Ribes « remonter, encerclé par l'anneau vers son tiers inférieur ». Il se pourrait fort bien, suivant un mécanisme analogue, que l’énergie des contractions annulaires l’emportant sur l’énergie des contractions suivant l’axe de l'utérus, le pôle fœtal pour peu que ses parties les plus volumineuses n'aient pas encore passé le niveau de l’anneau, soit ainsi pour ainsi dire énucléé vers l’intérieur de la cavité utérine suivant le mécanisme bien connu du noyau de cerise que l’on lance en le serrant entre deux doigts. L'on s’expliquerait fort bien ainsi ces cas où comme dans notre observation 5 l’on voit la tète remonter après le début du travail. D'ailleurs lorsque l'anneau est contracté au-dessous du fœtus, l’on ne peutplus admettre

le mécanisme classique suivant lequel remonte l'anneau

pendant le travail : il faut qu'il remonte ou bien le long du fœtus et ici ce n’est pas possible, ou bien avec le fœtus et, cela aussi se concevrait mal, étant donné l’absence de point d'appui nécessaire à cette action qui n’est possible que lorsqu'une partie fœtale déjà descendue est au-dessous de l’anneau. Nous ne trouvons en effet dans aucune de nos observations signalées cette situation élevée de la rétraction si courante dans les sous-bandliennes. |

Mais si tout cela rend fort bien compte de la localisation de l’anneau, ce n'indique pas la cause de sa rétraction, et il reste encore bien des questions à résoudre.

Et d’abord pourquoi, comment la rétraction annulaire au niveau de l’anneau l’emporte-t-elle dans certains cas sur la rétraction longitudinale, au point de vaincre définitivement celle-ei et de la rendre complètement inutile? |

Pourquoi toutes choses paraissant égales d’ailleurs, un accouchement ne sera pas gèné du moins sensiblement par la rétraction de l’anneau, alors que dans un autre cas aussi exactement superposable que possible au premier, l'anneau opposera à l'expulsion un obstacle invincible ? Pourquoi la mème cause paraît-elle ne pas engendrer les mèmes effets, et à quelle cause doit être altribuée cette différence ?

Pourquoi, quelquefois l’anneau se rétracte-t-il seul, sans participation du reste de l'utérus comme l’ont montré les observations de Démelin, Budin, Brindeau, Gibert, Meurer?

LS Comment expliquer les faits où la contraction ne résultant d'aucun obstacle interposé, d'aucune excitation connue, paraît s opposer d'emblée, primitivement diraiton, à la descente du fœtus ?

Nulle réponse suffisante et précise n’a été donnée à ces questions et l’on en est réduit à la foule des hypothèses que permet un semblable sujet, maïs qui ne re-

posent encore sur aucun fondement certain.

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