‹ Quelques considérations sur les rétractions de l'anneau de Bandl, en particulier au-dessous du fœtus tout entier et dans certains cas de paludismeChapitre 33 sur 47 · LT TS · texte numérisé non relu

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il faut intervenir car là non plus, nous ne connaissons" pas de fait certain où l’anesthésie ait suffi à laisser l’accouchement se faire spontanément. Et tout d’abord, il faut dilater l’anneau rétracté. Cette opération se fait parfois assez aisément mais il est certes loin d'en être toujours ainsi et le plus souvent l’on se heurte à de sérieuses difficultés, d'autant plus sérieuses que l’on a plus attendu et d’ailleurs des lignes précédentes ressort nettement la nécessité d’opérer le plus tôt possible. Les auteurs qui ont cherché dans une expectation prolongée une diminution dans le resserrement de l’anneau n’ont jamais obtenu les résultats qu’ils espéraient, remarque Chéron ; bien au contraire, si l’on reste inactif l’étranglement devient de plus en plus résistant et étroit : la rétraction augmente à mesure.que s’ajoutent les contractions. Dans les cas extrêmes, nous venons de le voir pour l'observation de Bowen, un dilatateur métallique maintenu en place même deux heures est impuissant à vaincre complètement l'anneau. Il ne s’agit [à que d’un fait rare, et généralement, la résistance est moindre, et l'on en peut triompher par la méthode employée par Rizzoli dans la dilatation du col. « Le fond de l’utérus étant fixé par une main appliquée sur l'abdomen, on glisse successivement un doigt, puis deux, trois, quatre, cinq, enfin la main tout entière qui, en exécutant des mouvements de rotation à la manière d’une vrille finit par franchir l'anneau. » |

Le plus difficile n’est pas de rentrer dans la place,

bien souvent, c’est d’en faire sortir le fœtus. Lorsqu'il

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s'agit d'une présentation du sommet, et que l'enfant est vivant l’idée qui vient naturellement à l'esprit est d'employer le forceps, surtout quand l'utérus particulièrement contracturé est vide d’eau. L’on peut en attendre en effet de bons résultats quand le fœtus est petit, pas trop élevé ni mobile du détroit supérieur, enfin et surtout quand la rétraction annulaire n’est pas très intense. Nous le trouvons employé six fois dans nos 11 observations : dans deux cas il réussit d’emblée à extraire Le fœtus (obs. 9, 10); une fois il réussit après l’échec de la version (2) ; par contre dans trois autres cas il ne put venir à bout de la résistance, et l’on dut achever l’accouchement par la version (1) ou par la basiotripsie (4,5). La première difficulté que l’on rencontre ici, c’est d’abordle degré d’élévation de la tête non fixée: « L'application du forceps est à peu près fatalement vouée à un échec, dans les cas de ce genre : la tête est trop mobile et trop difficile à saisir correctement », nous disait le professeur Goïinard en nous communiquant son observation.

Dans ce cas en particulier si l'introduction de cuillers avaitété possible, l’on ne put par contre les articuler. Mais outre la difficulté d'effectuer une prise efficace et solide à une telle hauteur, il ne faut pas oublier les dangers que présente pour l'enfant la compression de la tête si facile et si fréquente dans les forceps au détroit supé rieur ; ces dangers sont encore augmentés ici par la striction à laquelle l'anneau soumet les branches du forceps et qui vient s'ajouter encore aux causes ordinaires de

compression. « J'ai trouvé quelquefois l'orifice utérin

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