Garipux. Th Paris
MU
semble que l'opération césarienne s’il n’y a pas de menaces nettes et précises d'infection, doit être en effet préférée, parce que conservatrice. Couvelaire (1) a bien rapporté ces derniers jours à la Société obstétricale de France 6 observations de césariennes tardives pour lesquelles « toutes les opérées eurent, malgré la technique la plus rigoureuse, des suites fébriles et l’une d'elles mourut. » Mais si «dans les cas douteux, pendant les jours qui suivent l'opération, l’on se tient prèt à recourir à l’ablation de l’utérus(2)» les risques d’accidents mortels sont de ce fait singulièrement réduits. Il est bien évident que si les menaces d’infection sont formelles et précises, que si l’infection existe même déjà, l’ablation de l'utérus s'impose d'emblée, mais toutes les fois qu’elle peut être possible, et encore que de toutes façons, « la section césarienne ait pour corollaire à plus ou moins brève échéance la stérilisation (1}», nous croyons qu'il vaut mieux préférer à une intervention mutilatrice, une opération qui du moins laisse
immédiatement à la femme l'intégrité de ses fonctions.
!. CouveLaire. Presse médicale, 10 novembre 1909. 2. Thèse Lemoussu. Paris, 1908.