HISTORIQUE
L'étude des rétractions de l’anneau de Bandl est de date fort récente. Il n’en était pas question avant la publication de la planche de Braüne en 1872, qui le montrait nettement, formant un bourrelet saillant à un niveau élevé de la cavité utérine, et les travaux fondamentaux de Bandi (2) qui la suivirent de 1875 à 1880. Cette cause importante de dystocie n’était cependant pas inconnue, et l’on ‘rouve dans les ouvrages aniérieurs
à celte époque de nombreuses preuves que si les an-
1. Brauxs. Des rapports de l'utérus et du fœtus à la fin de la gros sesse. Leipzig. 1872,
2. Banoz. Ueber das verhalten des uterus und der cervix am Ende derschevangerschaft und waährend der Geburt. Archiv jàr Gynækoloqie. Band XV. Heft 2.
Sur la limite entre le col et le corps de l’utérus visible sur la paroi abdominale, chez les femmes en train d’accoucher.Berlin. klinische Wochenschrift, 15 novembre 1875.
Zum verhalten der collum am nicht schwangeren uterus.
Arch. fs Gyn., B'XV4H. 2
ciens auteurs ne connaissaient pas le nom, ils connaissaient du moins fort bien la chose.
Dès 1777, M”le Boussier-Ducoudray (1) consacre un chapitre à « la difficulté d’accoucher lorsque l’orifice de la matrice se resserre tout à coup après avoir laissé passer la tête ». Il y était dit en propres termes: « Il est encore un obstacle à la sortie de l’enfant, quoique la tête soit à moitié hors de la partie, savoir, lorsque l’orifice de la matrice se resserrant tout à coup, les épaules ne peuvent suivre à cause de cet étranglement, qui serait ‘capable de causer la mort à l’enfant si l’on n’y apportait du secours sur-le-champ... On insinuera un doigt pour en découvrir la cause; on reconnaïitra par ce moyenque la difficulté vient de l’orifice, en le sentant tout autour du col de l’enfant à qui il formeune espèce de collier »; et l’auteur ajoutait, à l’appui de son dire, une figure où l’on voyait le fœtus enserré par le col de la matrice au niveau du cou.
En 1797, Bodin publie un mémoire « sur les accouchements relatifs aux cas où il est impossible d’introduire la main pour chercher les pieds ».
Si nous voulions être complet, il nous faudrait citer des passages de tous les auteurs qui ont écrit depuis sur l'accouchement. Cela nous mènerait bien loin et nous ne pourrions reproduire que des citations déjà rapportées bien des fois ; nous nous bornerons à rappeler
brièvement les principales, et les noms si connus de