‹ Quelques Données Récentes sur la Maladie de Chauffard-StillChapitre 14 sur 38 · DORE · texte numérisé non relu

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culaires donnant une sensation d’œdème un peu élastique. Ni rougeur ni chaleur, souvent douleur à peu près nulle à la palpation et mobilisation possible.

Lors des poussées : des signes d’inflammation aïiguë peuvent apparaître et se localisent sur les articles déjà atteints ou, au contraire, sur da nouvelles régions, conservant toujours ce caractère de symétrie que de nombreux auteurs ont souligné.

— Une amyotrophie toujours considérable, sus et sous-jacente s’ajoute peu à peu, entre les poussées, au gonflement articulaire — elle s’accompagne d’une fonte du tissu cellulaire avec amincissement de la peau qui devient sèche, kératodermique.

— L'attiltude en flexion de plus en plus marquée frappe les différents segments de membres sous l’effet des rétractions fibreuses. Demi-flexion du coude, du poignet, du genou.

Le pied est souvent en varus équin. Parfois ankylose du rachis cervical.

—— À cette phase, au repos, une certaine indo-

lence persiste, mais tout essai pour vaincre la limi-

lation des mouvements, toute tentative d'extension provoque de très vives douleurs.

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Ainsi se poursuit pendant des mois, des années, l'alternance des poussées et des phases de rémission, tandis que l’état général baisse rapidement.

La mobilité articulaire devient de plus en plus minime, mais cette limitation ne va pratiquement jamais jusqu’à l’ankylose vraie.

— Des épanchements articulaires ont pu être signalés au niveau du genou; en fait, ils restent très exceptionnels et même douteux. Quant à l’évolution vers la suppuration, elle n’a jamais été constatée.

— Il s’agit donc en résumé d’un rhumatisme symétrique, essentiellement périarticulaire — et c’est là un caractère très important. Les déformations sont dues à l’infiltration des tissus périarticulaires et à la fixation des articulations en flexion. « Pas de saiïllies anormales, pas d’ostéophytes ni de zones osseuses hypertrophiées. » (R. Clément.)

C’est un point intéressant sur lequel nous aurons l’occasion de revenir lors de l’étude radiologique.

LES ADÉNOPATHIES

Elles constituent, elles aussi, un élément essentiel de la triade clinique. Dans les trente cas que Mme Frejmann passe en revue dans sa thèse, comme dans la plupart des observations publiées

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depuis, elles se montrent remarquablement constantes.

— Leurs localisations les plus fréquentes sont axillaires, inguinales, cervicales.

Mais surtout elles ne frappent pas uniquement les ganglions satellites, elles ne sont pas seulement « sus-articulaires >», comme le voulaient Chauffard et Ramond.

Elles deviennent vite généralisées, touchant à distance certains groupes ganglionnaires, tels que sousmaxillaires, trachéo-bronchique, hépatique (dans un cas de Still), mésentériques même, dans quelques cas.

Certains auteurs en ont conclu (Lance, Thiroloix), que les adénopathies n’avaient pas de rapport avec les désordres articulaires.

Telle ne semble pas être l'opinion d'auteurs récents qui tendent, au tontraire, à considérer les arthropathies comme secondaires et nées de latteinte spléno-ganglionnaire.

Les caractères de ces adénopathies demeurent, quoi qu'il en soit, assez constants; il s’agit de ganglions, fermes et mobiles, indolores et de volume modéré entre les poussées.

Il n’y à ni périadénite, ni phénomènes inflammatoires; le ramollissement, la suppuration ne se voient jamais.

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Leur volume est habituellement voisin de celui d’une grosse noisette; il subit quelque augmentation lors des poussées évolutives. Cet accroissement va de pair avec les poussées articulaires (Chauffard et Ramond, Robert Clément, Weissembach et Françon).

LA SPLÉNOMÉGALIE

Elle est dans les cas typiques nettement appréciable, aisément palpable. Si l’on a discuté de sa constance, cela semble dû surtout au fait qu’elle est, comme les adénopathies, soumise à des variations et régressions parallèles aux poussées.

En pratique, et chez l'enfant surtout, c’est un signe fidèle. Sur les douze cas de Still, la rate dépassait neuf fois le rebord costal de deux travers de doigt environ.

Parfois l’'hypertrophie est beaucoup plus considérable et peut se développer jusqu’au milieu de l'abdomen.

Dans tous les cas, elle est dure, mobile, indolore.

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