LA TUBERCULOSE
Le bacille de Koch a été, l’un des premiers, incriminé. Il semble maintenant qu'il peut être éliminé à coup sûr.
On a successivement invoqué, pour prouver la nature tuberculeuse de laffection : :
— des arguments bactériologiques : découverte du bacille de Koch dans un ganglion par Noejelé et dans un autre cas par Mulhofer. Découverte de bacilles acido-résistants non-pathogènes par Edsell.
-— des arguments biologiques: inoculation au cobaye positive et cuti-réaction positive dans un cas
de Loederich, Soenz et Mamon. Réaction de Bezredka positive, Vernes-Résorcine élevé dans cer-. tains cas de Weissembach et de Barnay.
— des arguments cliniques : quelques malades sont, en effet, décédés de tuberculose pulmonaire.
En fait, les cas où l’étiologie tuberculeuse trouve un appui bactériologique ou biologique demeurent exceptionnels; les circonstances dans lesquelles ils sont observés n’entraînent pas la conviction.
Tout au contraire, les cas où toute trace de tuberculose fait défaut sont extrêmement nombreux.
Dans les 44 observations dont nous reproduisons plus loin un tableau comparatif, pas une seule fois la cuti-réaction à la tuberculose n'a été positive. Chez certains sujets, elle a été répétée à plusieurs reprises, toujours sans succès.
— Chez d'autres, l'intradermo-réaction à la tuberculine au 1/100 s’est montrée négative à plusieurs reprises.
— Les inoculations au cobaye, pratiquées par Lesné, Lorenzini, Rosenfeld, Debré, Broca et Lamy, sont constamment demeurées négatives, de même que les ponctions ganglionnaires.
— Les biopsies ganglionnaires n’ont pu relever aucune lésion rappelant la tuberculose.
SRE
— Les autopsies, chaque fois qu’elles ont été pra- -tiquées, signalent des poumons et des ganglions indemnes de tuberculose (Strauss, Irek).
Ainsi, la négativité constante de ces diverses enquêtes pratiquées chez des enfants de 18 mois à 12 ans et plusieurs fois répétées dans certains cas, ne semble pas permettre de retenir la possibilité d’une affection tuberculeuse, füt-elle atténuée.