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DES CAUSES DES CBISBS INDUSTRIELLES

ropinion publique? C*est le monde capitaliste, labour-

lie. C'est ]a bourgeoisie qui a poussé à la formation les

nds Etats, c'est elle qui développe la dictature militaire,

t pourquoi ? Pour créer une puissance qui sauvegarde ses

rets de classe contré le développement du socialisme.

U'est là le fond de toute la politique actuelle.

Les conséquences des crises industrielles ne sont pas seulement désastreuses parce qu'elles produisent une augmentation immédiate de misère dans la position de l'ouvrier, mais surtout parce qu'elles créent une situation d*où découlent inévitablement de nouvelles misères. En effet, lorsque le travail n'est pas abondant, l'ouvrier, qui n'a \ d'autres ressources que son travail journalier, se voit dans \ Tobligation, pour vivre, d'offrir ce travail à des conditions plus défavorables ; de là une baisse dans les salaires, et par saîte un surcroît de misère. Les grands capitalistes, dans ces époques de crise, ont toutes les possibilités de vaincre la concurrence des petits capitalistes en les ruinant. L'antagonisme entre les intérêts s'accentue davantage ; les richesses se concentrent encore plus dans un petit nombre de n^ains, et la misère grandit dans le peuple.

Quels sont les moyens de remédier à ces crises ? Ils sont de deux sortes : les moyens transitoires, et les moyens radicaux.

Par moyens transitoireSy nous entendons ceux qui,

tenant compte des conditions sociales actuelles, ont [

but de les améliorer le plus possible, sans toucher siB^

bases de Tordre social.

La condition essentielle de progrès pour les travaillean c'est l'organisation ; et par organisation nous entendons no pas le groupement au profit de tel ou tel parti poliiiqii bourgeois, mais le groupement distinct des travailleurs < vue de la sauvegarde de leurs intérêts de classe. Cette org nisalion commence à se développer : nous voyons les i ciétés et les fédérations ouvrières prendre pied, organis sérieusement la résistance contre les empiétements du < pital, et obtenir quelques résultats pratiques. Leur actio est malheureusement limitée, non seulement par les! obstacles que leur oppose Tordre actuel, mais aussi par ietl obstacles que leur suscitent les ouvriers eux-mêmes. Au-i lieu de se laisser guider par la conception large de leurs ^ intérêts, ils s'inspirent trop souvent des intérêts bourgeois; et c'est ainsi que le développement de l'organisation inter- ; nationale des travailleurs soulève autant d'hostilité de la part des ouvriers que de la part des bourgeois. Et cepen- ■ dant, plus l'organisation se généralisera, plus sa puissance' d'action augmentera; et ce n'est qu'une fois que les travailleurs seront reliés internationalement qu'ils pourront aborder, avec tout le fruit désirable, la statistique du travail, au moyen de laquelle ils apprendront à connaître la situation économique des dilîérenls pays, le degré de développement de l'industrie, l'offre et la demande du travail, et qu'ils pourront ainsi jeter les bases d'un équilibre rationnel entre la production et la consommation. Cette question de la statistique du travail est tellement importante, que dans tous les congrès ouvriers on commence à l'agiter. Selon nous, elle ne pourra être résolue qu'après un développement prodigieux des organisations ouvrières, développement embrassant Timmense majorité des tra-

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