‹ Quelques essais sur l'atténuation et la destruction de la virulence tuberculeuseChapitre 5 sur 14 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

Historique.

En résumant la thèse d’agrégation de M. le D' Villiam Dubreuilh {1} intitulée : Des immunitès morbides, on voit que s’il existe un grand nombre de virulences, telles que la variole, la septicémie puerpuérale, le charbon bactéridien, le rouget du porc, la péripneumonie des bêtes à cornes, la rage, susceptibles d’être modifiées par un mode quelconque d'atténuation, il est d’autres virulences qui n'ont aucun vaccin et aucun mode connu d'atténuation, dont la première atteinte ne confère pas l'immunité; telle est, en première ligne, la tuberculose.

(1) Thèse d’agrégation de Paris, 1886.

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Les expériences, inspirées par les si remarquables travaux de Pasteur, établissant qu'un grand rombre de virus, sinon tous, pouvant subir des atténuations diverses, seraient trop longues à citer, et c’est seulement des expériences faites sur le virus tuberculeux que nous ferons ici l'historique.

Disons que c’est à Villemin (1) que revient l'honneur d'avoir découvert l'inoculabilité de la tuberculose aux animaux, et à Koch, de Berlin (2), celui d’avoir trouvé l'agent essentiel et direct de la contagion; mais que c'est surtout la découverte de Villemin qui a servi dans ces recherches.

Villemin a prouvé, en effet, que, par l'insertion de fragments de tubercules ou par injection de produits tuberculeux dans le tissu cellulaire sous-Cutané, on rendait tuberculeux certains animaux jusque-là bien portants, tels que cobayes, lapins, etc.

Ces expériences ont été poussées plus loin, et c’est ainsi que Spielman (3) et Schmitt (4)-ont établi que l'invasion et la marche de la tuberculose sont tout à fait différentes, suivant sa porte d'entrée dans l’économie.

Tappeiner, Parrot, Gerlach, Klebs, Semmer sont arrivés aux mêmes résultats.

On verra ce que nous avons obtenu, nous-même, en faisant des expériences dans le même sens, mais dans des conditions spéciales, cependant, puisque nous avons opéré avec des rates tuberculeuses de cobayes

(1) Académie de médecine, 5 décembre 1865.

C2] Communication du 24 mars, à la société physiologique de Berlin. (31 Thèse d’agrégation de Paris, 1878.

(4) Thèse d'agrégation de Paris, 1883.

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en dessication depuis des époques différentes et en présence de la potasse, c’est-à-dire dans un air absolument sec.

Nous ne pouvons pas entrer dans le cœur de notre sujet sans examiner préalablement les procédés employés jusqu'ici pour l’atténuation des virus ou, autrement dit, pour la recherche des vaccins.

Nous pouvons affirmer, de prime abord, que ces moyens sont très limités. En première ligne, nousvoyons une méthode générale d'atténuation des bactéries pathogènes par l’action de l'oxygène, méthode donnée par Pasteur (1).

C'est ainsi que Pasteur, pour le choléra des poules, inoculant des cultures qui dataient de quinze jours, un mois, deux mois, huit mois, a vu leur virulence diminuer progressivement. Cette atténuation est bien due à l'oxygène, car si l'on ferme à la lampe d’émailleur un tube contenant très peu d’air, tube dans lequel on fait la culture du charbon, on voit le microbe prendre l’oxygène du tube et du liquide qui, dès lors, ne s’atténue pas sensiblement, même après un assez long espace de temps.

En second lieu, vient la chaleur. Pasteur a observé que les bacilles du charbon, cultivés dans le bouillon de poule, à 42 et 43 degrés, ne donnaient pas de spores. Les bacilles perdent leur virulence, bien qu'ils soient encore cultivables.

Toussaint avait trouvé, avant Pasteur, un moyen

d’atténucr la virulence du charbon, en chauffant les

liquides virulents à la température de 55 degrés.

{1) Congrès médical international de Londres, 1881.

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