ACTION D'UN MOUVEMENT PENDULAIRE
tion, le crochet portait encore une petite tige rigide qui était entraînée par le mouvement du pendule, ('cite tige, aussi bien que la lame flexible, élaient munies de styles s.s', destinés à enregistrer les oscillations du pendule et celles de la lame sur un cylin-
Fig. 51. Inscriptions des mouvements du pendule et de la lamelle flexible quand les deux sont séparément mis en mouvement.
dre auquel un mouvement d'horlogerie imprimait une rotation lente et suffisamment régulière.
Lorsque le pendule et la lame étaient ébranlés en môme temps, celte dernière prenait, comme on pouvait s'y attendre, un mouve-
Fig. 52. Inscriptions des mouvements du pendule et de la lamelle flexible quand le pendule seul est mis brusquement en mouvement.
ment complexe, formé delà réunion des oscillations propres de la lame et de celles du pendule. On obtenait ainsi, pour les intervalles 1 : 2 cl l : 3, les courbes de la figure 51. Cette fusion des oscillations avait encore lieu, que l'intervalle
fût harmonique ou non, toutes les fois que le pendule était ébranlé seul, mais en lui donnant tout de suite une grande amplitude; c'est ce qui s'obtenait en le tirant par un fil de sa position d'équilibre, et en brûlant le fil dès que la lame était revenue au repos. Les tracés delà figure 52 représentent les oscillations de la lame, dans ces conditions, pour les intervalles 2 :3, 1 : 2, 2: 5, 1 : 3, 2: 7, 1:4.
Les résultais, étaient très différents quand le pendule était ébranlé seul cl de manière à passer progressivement d'une amplitude très petite à des amplitudes de plus en plus grandes. On y parvenait en disposant à une certaine dislance de la tige du
Fig. 53. Inscriptions des mouvements du pendule et de la lamelle flexible quand le pendule seul est mis en mouvement par des petites impulsions isochrones qui le font passer lentement du repos à une excursion convenable.
pendule, qui était en fer, un pelit électro-aimant dans lequel un interrupteur, commandé par un pendule à secondes, lançait, de deux secondes en deux secondes , un courant d'une très faible durée. Lorsque, sous l'influence de ces impulsions périodiques, le pendule avait pris, au bout de quelques minutes, une amplitude suffisante, on l'abandonnait d'abord à lui-même pendant quelques secondes, puis on commençait à enregistrer ses oscillations et celles de la lame flexible. J'ai toujours constaté que, dans le cas des intervalles anharmoniques 2 : 3, 2 : 5, 2 : 7, la lame avait simplement suivi le mouvement du pendule, tandis que, dans le cas des intervalles harmoniques les oscillations propres de la lame