ACTION D'UN MOUVEMENT PENDULAIRE
avaient été également provoquées, comme le montre la figure 53.
Pour me mettre à l'abri de toute erreur, j'ai répété l'expérience un grand nombre de fois, mais j'ai toujours trouvé les même résultats. Au reste, l'aspect seul de la lame suffisait à faire immédiatement reconnaître la différence entre les modes de vibration relatifs aux intervalles harmoniques et aux intervalles anharmoniques. En fixant sur la lame un petit miroir, on pourrait mettre ces phénomènes en évidence parles méthodes de projection.
Dans les tracés originaux des figures 51, 52 et 53, chaque oscillation double du pendule occupait une longueur de 0m,14. Ces tracés ont été d'abord réduits par lapholographie, puis ensuite gravés. Comme les deux styles delà lame et du pendule se trouvaient à une petite distance l'un au-dessus de l'autre, comme le montrent les traces laissées par les styles sur le cylindre encore au repos (fig. 53, 2: 5 ; 1 : 3; 2 : 7; 1 : 4), les tracés respectifs se trouvent légèrement déplacés l'un par rapport à l'autre. Dans les figures 52 et 53, les amplitudes d'oscillation de la lame excèdent de beaucoup celles du pendule, pour les intervalles étroits, parce que (à l'exception de l'intervalle 1 : 4) c'est toujours la même lame qui a servi pour tous les intervalles, et. qu'il a fallu, par conséquent, la lester d'un poids d'autant plus lourd que ses oscillations devaient être plus lentes ; or plus le curseur était lourd, et plus, à épaisseur égale, la lame devait s'incliner en oscillant.
(Annales de Wicdemann, 1881.)
Lorsque, pour des recherches sur les vibrations de l'air dans les tuyaux d'orgue, on emploie des tuyaux de petites dimensions, on ne peut y introduire une menhrane ou tel antre appareil indicateur, sans troubler d'une manière sensible les mouvements de la colonne d'air; en outre, dans ce cas, les longueurs d'ondulation des sons partiels supérieurs sont déjà très petites ; d'autre part, des tuyaux ordinaires de grandes dimensions, et surtout les tuyaux fermés, ne permettent pas de mettre un point quelconque de leur intérieur en communication très directe avec les instruments d'observation extérieurs ou bien avec l'oreille de l'observateur, tout en assurant constamment la fermeture hermétique de la colonne d'air. C'est pour éviter ces difficultés que j'ai imaginé l'appareil suivant.
Un grand tuyau d'orgue, de 2m,33 de longueur et de 0m, 12 de largeur et de profondeur, est couché horizontalement dans une auge sur deux pieds à vis calantes qui permettent d'en assurer l'horizontalité.
La paroi inférieure présente dans toute sa longueur une fente large de 0m,01 qui par le creux ménagé sous le tuyau communique avec l'espace vide qui reste entre ce tuyau et l'une des parois latérales de l'auge.
Que l'on verse maintenant de l'eau dans celte auge jusqu'à un certain niveau, la fente du tuyau se trouvera fermée par le liquide, et il suffira d'un petit tube de laiton recourbé pour mettre en communicalion très directe avec l'extérieur, à travers la fente et les