‹ Quelques HérosChapitre 18 sur 48 · IO · texte numérisé non relu

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Boches résolurent d'employer les grands

moyens.

Le mardi, dès 9h 15, ils déchaînent un bombardement sans précédent. Ceux mêmes qui avaient été à Verdun aux plus mauvais jours n'avaient rien vu de pareil. Les rafales de 210 s'abattaient à raison de quinze obus par minute, et cela sans arrêt jusqu'au soir. A la nuit, ainsi qu'il est si souvent arrivé à Verdun, le pilonnage augmentait encore de violence.

Il ne devait s'arrêter que le lendemain à 6h 15. Vingt et une heures de Trommelfeuer !

Que l'on s'imagine les défenseurs d'une pôsition sous ce déluge d'acier !

Les hommes sont accroupis, pelotonnés dans leur trou de « marmite ». Au-dessus de leur tête crissent sans arrêt les gros obus, avec des bruits de trains rapides, pour aller craquer d'un éclat effroyable à droite, à gauche, en avant, en arrière. Le sang monte aux joues. La tête est en feu. Les

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