III — LES « LIONS » ARRÊTÉS A L'ENTREE DE LOIVRE
Pendant que les événements que nous v.enons de décrire se passaient à droite et en avant, le bataillon de gauche des « Lions » — le 3 e — était sorti, comme eux à 6 heures.
Suivant le mouvement des « Braves »
dont il était solidaire, il avait, lui aussi, fait face à droite sitôt la première position enlevée.
Par ce sauts de puce », de trou d'obus en trou d'obus, les fusiliers-mitrailleurs arrosant de balles les Boches pour permettre aux grenadiers d'arriver à distance de lancement, il était parvenu aux abords de Loivre, à proximité du cimetière, dès 8 heures.
Mais là, arrêt.
Sur la gauche, dans la butte de décombres couronnée de pommiers qui représente le Moulin, subsistent des mitrailleuses. Il en
subsiste encore dans le cimetière sur la droite, car les Boches ont transformé en forteresse le champ sacré du repos. Son quadrilatère de murs en pierres sèches a été percé de créneaux, et les deux angles nord et ouest abritent chacun une casemate bétonnée pour 77.
Les « Lions » sont contraints de stopper.
Et de l'autre côté du canal, les « Braves » avancent! A. 8h'50 ils ont bouclé la boucle, dépassé le village et rejoint les autres « Lions » qui, à droite, ont franchi le canal et se sont établis solidement sur la rive est.
On n'attend plus que le bataillon de gauche.