‹ Quelques HérosChapitre 5 sur 48 · NOS FUSILIERS-MITRAILLEURS · texte numérisé non relu

NOS FUSILIERS-MITRAILLEURS

abandonné par un camarade tombé, et il a continué à tirer.

Autre fusilier-mitrailleur, du même régiment, Richaud.

Un peu plus jeune. Il est de la classe 1902.

C'est aussi un Méridional.

Il est de Sisteron.

Petit, sec, il a l'aspect d'un gringalet. Figure maigre, sans apparence. Brèche-dent.

Mais le front est large, solide, têtu. Les membres sont noueux. On sent le montagnard tenace, dur et résistant comme l'olivier qui s'agrippe aux pentes brûlées de soleil, et qu'aucun coup de mistral ne parvient à déraciner.

A l'attaque du 4 mai, on lui a donne un poste de confiance. Il a été chargé de flanquer la droite d'un des bataillons d'assaut. Il avait comme consigne de neutraliser toute mitrailleuse boche qui se révélerait.

11 a accompli sa mission en conscience : il n'a pas brûlé moins de 2.500 cartouches!

La Sentinelle arabe

Dans un secteur de bois, à quatre-vingts mètres des Boches, un petit poste du 2e tirailleurs de marche est installé. Le caporal et trois tirailleurs sont accroupis sous un arbre renversé; la sentinelle, coulée le long du parapet, est aux aguets, les yeux fixés sur les lignes ennemies.

A travers le boyau aux claies ébranlées par les derniers bombardements, formant des ventres sous la pression des terres éboulées, le capitaine va visiter sa première ligne.

On veille.

C'est bien !

Il s'éloigne.

(i) Récit fourni par le capitaine Bernard, du 2e régiment de tirailleurs de marche.

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