‹ Quelques Insuccès de la Médication Hypophysaire en ObstétriqueChapitre 5 sur 18 · MARS · texte numérisé non relu

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tion généralisée, à laquelle fait suite, au niveau du rein, une vaso-dilatation très marquée.

C’est peut-être pour cette raison que l’extrait pituitaire jouit d’un pouvoir diurétique très marqué, ainsi qu’en témoignent les expériences de Falta et de Pal.

L'’extrait hypophysaire a enfin une action très nette sur les fibres musculaires lisses des vaisseaux (Pal et Bovis), de l'iris (Cramer), de l’utérus (Dale, 1909).

Franckl-Hochwart et Froelich, enfin, en 1909, ont ob: servé que l’extrait du lobe postérieur d’hypophyse en injection intraveineuse chez la chatte, la chienne, la lapine, augmente la contractilité de la vessie, et surtout de l’utérus, et leur excitabilité vis-à-vis du courant faradique. Et cette action est beaucoup plus marquée chez une lapine en état de gestation. Cette action n’est pas en rapport avec la pression sanguine; elle ne relève que de l’excitation de quelques nerfs sympathiques autonomes (des viscères abdominaux), et non de celle de tout le système sympathique, comme pour l’adrénaline.

C’est cette expérience qui fut le point de départ des

applications thérapeutiques de l’extrait hypophysaire en obstétrique.

L’hypophyse, enfin, a, sur les autres glandes à sécrétion interne, une action modératrice ou stimulatrice, qui n’est pas encore nettement élucidée: toutes les glandes à sécrétion interne dépendent les unes des autres, leurs réactions sont inséparables: c'esfNlu moins ce qu'a démontré l’expériencef et la clinique a montré l’existence de syndromes pluriglandulaires d’interprétation difficile.

L'action de l’hypophyse sur la nutrition demeure obs-

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L'hypophyse agirait encore sur la croissance, et aurait enfin un rôle antitoxique, que rend probable sa réaction

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aux infections et aux intoxications: les études anatomepathologiques ont montré, en effet, que l’hypophyse s’hypertrophiait notablement dans ces cas.

Elle s’hypertrophie aussi, à un degré très marqué, dans la grossesse, comme l’ont remarqué depuis longtemps 1. Comte, puis Launois et Mulon, P. Thaon. Erdheim et Stumme ont examiné 150 hypophyses de femme, et ont observé constamment la même hypertrophie pendant la grossesse. La surface de section, qui est normalement gris rougeñtre, devient uniformément blanche à la fin de la gestation. Quelques semaines après l’accouchement, la glande commence à reprendre sa couleur gris rougeâtre, le volume diminue progressivement; et, vers la fin de la période puerpérale, il est proche de la normale. Chez les femmes qui allaitent, les modifications pituitaires persistent jusqu’au 7° mois après l’accouchement. L'hypertrophie de l’hypophyse se reproduit, mais à un degré plus considérable, lors de chaque nouvelle grossesse. Les hypophyses les plus volumineuses se rencontrent chez les multipares.

Cette hypertrophie, qui se rencontre également dans la grossesse et les états infectieux, est un argument en faveur de la théorie d’après laquelle la grossesse est une infection, dont le point de départ est l’œuf; l’hypophyse s’hypertrophierait, dans ce cas, pour remplir son rôle

antitoxique.

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