LA MÉDICATION HYPOPHYSAIRE EN GÉNÉRAL
Ces diverses propriétés une fois connues, l’opothérapie hypophysaire était tout indiquée, et c’est contre les syndromes dits hypophysaires: acromégalie avec les troubles du développement, que l’extrait pituitaire fut tout d’abord employé, sans grand succès d’ailleurs, puis certaines tachycardies continues ou paroxystiques, la maladie de Basedow, la fièvre typhoïde, la pneumonie, furent ainsi traitées. |
Il était juste, en effet, de traiter par l’extrait hypophysaire les cas où existait un abaissement de la tension artérielle avec accélération du pouls. Son action a été indiseutable pour relever la force du myocarde, élever la tension artérielle, provoquer la diurèse, augmenter l’appétit. Toutes les fois que le myocarde fléchit au cours de maladies infectieuses, dans les myocardites aiguës comme dans les myocardites chroniques à la période d’asystolie, dans la fièvre typhoïde, la tuberculose, les toxi-infections, l'extrait pituitaire donne d’excellents résultats.
Il est à remarquer que, dans ces cas, et d’une facon générale, l’action de la médication hypophysaire s’observe surtout dans les premiers jours de son emploi et s’épuise très vite si on la prolonge. Les effets obtenus cessent d’ailleurs souvent en même temps que la médication.
Les découvertes de Dale, de Franckl-Hochwart et Froelich démontrant l’action de l’extrait pituitaire sur l’intes-tin, la vessie, l’utérus, ont permis d’employer ce médicament dans d’autres maladies: contre l’atonie intestinale (Aarons), notamment.
Hofbauer, en l’employant comme agent ocytocique, remarqua qu’à la suite d’une injection se produisait une miction spontanée: il put l’utiliser ana avec succès Contre l’ischurie puerpérale. Bab, à son our, expérimenta l’extrait hypophysaire en gynécologie contre les métrorragies, et en obtint d’excellents résultats.
Dans tous ces cas, on emploie, soit l’extrait de glande totale, soit l’extrait de lobe postérieur, qui paraît plus actif. Ce sont, soit des extraits injectables, soit des extraits secs fabriqués avec l’hypophyse de bœuf, parfois avec celle de veau ou de porc.
On donne journellement de 0.10 à 0.50 centigrammes d'extrait see total, de 0.10 à 0.40 centigrammes d'extrait de lobe postérieur.
En obstétrique, on utilise surtout un extrait injectable dont on injecte de 1 à 4 ce.