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n'est pas administrée par moi : je n'en ai pas été jusqu'à présent le secrétaire. Enfin la Revue d'histoire et de littéral are religieuses n'est pas remplie de mes élueubrations : je ne suis qu'un de ses rédacteurs.
La Reçue a été fondée, en 1896, par un comité de sept membres, qui a supporté les premiers frais de publication. Depuis, elle a vécu tranquillement, sous la tutelle de ce comité, en suivant le programme qu'elle s'était assigné d'abord: traiter d un point de vue purement historique et critique, les questions de littérature et d'histoire religieuses. Nous avons toujours eu un assez grand nouibre de collaborateurs, ecclésiastiques et laïques, dont plusieurs ont vui nom fort respectable. MgrDuchesne nous a donné sa remarquable étude sur Les premiers temps de l'Etat pontifical ; le Père (maintenant Monseigneur) Baudrillart, un savant exposé des Idées qu'on se faisait au xiv« siècle sur le droit d'intervention du Souverain Pontife en matière politique; M. Turuiel, son Histoire de l'àngélologie, L' eschatologie à la fin du iv^ siècle, Le dogme du péché originel ; D. Germain Morin, divers articles de la plus irréprochable érudition; le P. Gri selle (un jésuite, si je ne me trompe), de très curieuses notes sur Certains épisodes de la campagne
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aniiquiéiisie; M. Lejay, une élude liés minutieuse et très '3ou)plète sur Le rôle iliéologiqiie de Césaire d'Arles; M. Henry Cocliin, une série d'urtieles de la plus fine liltératiire sur Le frère de Pétrarque : M. Paul Fournier, des Eludes sur les pénitentiels; M. Franz Cumont, plusieurs travaux importants, piincipalement sur les aneiennes religions orientales et le culte de Mitlira; M. P. de N(dliae. quehjues uu)i'eeaux des plus savoureux, notamment La conversion de i1/"'° de Ponipadour: M. Auguste Diès, L'évolution de la Ihéolog'ie dans les philosophes grecs: M. Jacques Zeiller, Saint Doninins de Salone; M. Maurice INÎasson. Fénelon et M"" Gnj^on; etc., etc.
Ma revue n" est donc pas ma revue. C est tout aussi bien celle de Mgr Duchesne, de Mgr Baudrillart, de M. Turmel, du P. Griselle, etc.. etc. Etant donnés l'esprit et l'organisation de noti*e périodique, chaque rédacteur n'est évidemment responsable que de ce qu'il y a écrit. Il serait absurde et injuste d'attribuer la moindre part dans mes « erreurs >i aux personnages ecclésiastiques dont j'ai lait plus haut l'énumération. De la mesure prise par les Évêques il résulte que ceux qui apportaient des « vérités » à la Revue n'auront plus le droit de les y mettre. Les la'iques
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seuls (je me demande si c'est une faveur qu'on leur accorde, ou bien un témoigilage de moindre estime, peut-êti^e de moindre confiance dans leur docilité) peuvent encore y collaborer avec moi.
Mais je mabstiens, pour toutes sortes de motifs, d'entrer dans la discussion de cet acte épisco])al, d'autres actes, plus nets et j)lus décisifs, devant bientôt sans doute en éclaircir la logique un peu ténébreuse.
GetYonds, le i<^' juin 1907.
A s. É. le Cardinal Richard.
Monseigneur,
Je viens de lire l'ordonnance 2 par laquelle les ecclésiastiques qui relèvent de votre juridiction reçoivent défense de « collaborer, de quelque, façon que ce soit », à la Renie d'histoire et de littérature religieuses. Trouvant dans cette ordonnance plusieurs choses qui m'^étonnent, je me permets de soumettre respectueusement à