Voir Documents, n» XII
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rciianesque ». le texte des r^vangiles, [»()ur [)i'oiiver ([ue ranciemic tradition évuug'élic[ue plaçait en Galilée les premières apparitions du Christ ressuscité. Je n'ai eu liesoin que de citer les passages. Si vous étiez un tant soit peu versé dans Texégèse des Évangiles, vous sauriez qu'il n'est pas nécessaire de solliciter les textes que j'ai allégués, pour leur l'aire dire ce que je dis, mais bien [)our soutenir ce que prétendent la plupart des apologistes catholit[ues, à savoir : i[ue les a[)paritions ont eu lieu à Jérusalem, devant les a[)ôtres, dès le surlendemain de la passion.
Vous me reprochez île dire : « Matthieu », « Marc ». « Iaic ». « Jean ", et vous trouvez là « un ton de mauvaise compagnie ». Rassurezvous, Monsieur. Si j'emploie ces désignations, ce n'est pas pour manquer de respect aux quatre personnages que la tradition présente comme auteurs des Évangiles; c'est pour me référer brièvement aux écrits qui leur sont attribués. Je parle ordinairement des écrits, non de leurs auteurs présumés, et vous compi-endrez peutêtre que je n'appelle pas le premier Evangile, saint Matthieu, le second saint Marc. etc. J'y suis d'autant moins disposé, que le rédacteur du premier Evangile n'est pas l'apôtre saint Matthieu; que celui du second Évangile n'est proba-
blement pas le disciple de Pierie et de Paul, célébré dans la tradition catholique sous le nom de saint Marc; que celui du troisième Évangile nest probablement pas saint Luc; et que l'auteur du c[uatrième n'est pas l'apôtre saint Jean. Vous auriez pu d'ailleurs vous souvenir que la formule : « Evangile selon Matthieu, selon Marc », etc., est traditionnelle et consacrée par l'usage liturgique. Consultez le latin de votre paroissien.
Si je me défends d'être chef d'école, c'est tout simplement parce que je ne le suis pas. Ces. aussi parce que les polémistes de votre sorte insistent volontiers sur les agissements lunestes de cette école chimérique, lorsqu'ils veulent attirer les sévérités de la hiérarchie sur des personnes qui ont le malheur de ne pas penser comme eux.
Que des savants sans parti pris, d'origiuL* et d'éducation dilTéi-enles. arrivent à des conclusions qui dérangent les anciennes doctrines sur l'inspiration, l'authenticité, la vérité de TÉciiture, cela ne prouve pas qu'il soient tous dans un même état d'esprit, « hostile à la vérité reli gieuse ». Cela prouve que la science de l'Écriture se fait en dépit des résistances que la théologie soi-disant orthodoxe oppose à la vérité sim-
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plement dite. Il suffirait peut-être de les lire et de vous lire, pour savoir en faveur de qui l'avenir prononcera.
Ceffonds, le 5 juin 1907.
Au même.
Votre bon chanoine t , « éminent historien » dont j'ignorais l'existence, n'y va pas de main morte. 11 est prompt à l'invective, comme vous, et comme vous, il brouille toutes les questions ensemble, comprend tout de travers, ne sait pas lire, ayant sans doute l'esprit trop vif et impatient.
Je ne aoIs pas où cet homme vénérable a pu découvrir que je présentais mes opinions personnelles comme s'imposant à tous les savants sincères, quelle que soit leur confession religieuse. C'est vous-même qui avez dénoncé leur accord et la conspiration que vous nous accusez de tramer contre la Bible. Il y a. en effet, des points