‹ Quelques lettres sur des questions actuellesChapitre 35 sur 46 · Voir Dociiiiwnls, ii" XXII. la lettre de M. A^euillol · texte numérisé non relu

Voir Dociiiiwnls, ii" XXII. la lettre de M. A^euillol

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Au même.

J'avais espéré que vous comprendriez ^l'inopportunité, je dirais volontiers rinconvenanee d'une discussion critique sur les témoignages concernant la résurrection de Jésus, dans un journal quotidien qui n"a pas pour lecteurs que des personnes compétentes en matière d'exégèse. Vous n'avez pas eu scrupule de publier, sans mon autorisation, une lettre privée, qui n'était pas destinée à VUniçers, mais au seul Dom Ghamard. Ainsi que j'ai eu l'honneur de vous l'écrire le 4 août dernier, je laisse à vous et à votre respectable collaborateur toute la responsabilité de cette publication.

Mon avis reste le même. Une polémique sur un pareil sujet, dans une feuille comme la vôtre, me semble tout à fait déplacée. Je n'exigerai donc pas de vous l'insertion d'une réplique en règle au docte bénédictin. Cette discussion serait d'ailleurs superflue, les principes théologiques qui gouvernent la pensée de ce saint religieux excluant, au fond, l'examen critique des textes à interpréter. Je me contenterai de relever quelques

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partic'ulai'ilés tlu commenlaire qu'il a voulu joindre à ma lettre, i

Dom Chamardme t'ait dire, à propos des récits de la résurreclion i « Ou ne parle que de discours, et les récits qu'on en donne sont contradictoires ». — J'ai écrit : « On ne parle que de visions ». Toute l'argumentation que votre zélé collaborateur dirige contre le mot discours n'a aucune raison d'être.

Dom Chamard écrit : « Quiconque a lu les ouvrages de M. Loisy sait qu'il recule jusqu'au commencement du second siècle la rédaction définitive des Evangiles canoniques. » — Ceux (jui ont réellement lu mes ouvrages savent que je rapporte la composition de Marc aux environs de l'an 70, celle de Matthieu et de Luc au dernier quart du premier siècle, et celle de Jean seulement au commencement du second. De plus, j'ai toujoiirs soutenuque. [)our les quatre Evangiles, la question de valeur historique était indépendante de l'attribution traditionnelle. Que les rédacteurs des Évangiles synoptiques aient été ou non saint Matthieu, saint Marc et saint Luc, le second Évangile est la source la plus autorisée pour ce qui regarde la carrière du Christ; le premier et

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