Lettre LV
soin de démonlrer l'authenticité substantielle des paraboles.
Votre ami se permet de dire qu'une « rétractation sérieuse » serait pour moi un « précieux soulagement )'. Que ce Monsieur veuille bien examiner sa propre conscience. 11 n'est pas qualifié pour juger la mienne. J'ai toujours compris autrement que lui le devoir de la sincérité. Comme j'ai parlé selon ma pensée, ma conscience n'a besoin d'aucun « soulagement ». et je n'ai rien à rétracter avant d'être assuré que je me suis trompé.
Ceffonds, le i*"' décembre i9o;7.
Le 12 janvier igo8, je i^eçiis un billet de Mgr Herschei\ Évêqiie de Langrea, qui m'invitait à venir le voir, parce qu'il avait besoin de m'entretenir, pendant quelques instants, d'une très grave affaire. Je lui répondis :
Monseigneur, Ma santé ne me permets pas les longs voyages, surtout en cette saison. Je prie donc Votre Gran-
deiir de vouloir bien m'adresser par écrit la communication qu'Elle peut avoir à me faire.
Ceffonds, le 12 janvier 1908.
Le 18 janvier, je reçus une nouvelle lettre de Mgr Herscher, chargé, par S. É. le Cardinal Mcrrj- del Val, de me demander un acte de soumission pleine et entière aux condamnations portées par S. S. Pie X contre le modernisme 1. Je fis la réponse suivante :
Monseigneur, Il est vrai que j'ai gardé publiquement le silence devant les actes pontificaux qui ont été promulgués l'an passé, touchant ce qu'on appelle le modernisme. Mais je n"ai pas laissé de témoigner à Sa Sainteté, par l'intermédiaire de S. É. le Cardinal Secrétaire d'État, les sentiments que ces actes m'ont inspirés. J"ai écrit le 12 mai, à Mgr Merrv del Val, au sujet de l'allocution adressée, le i;; avril, par le Saint-Père, aux nouveaux Gardi-