‹ Quelques lettres sur des questions actuellesChapitre 7 sur 46 · Voir Documents, n" I-III · texte numérisé non relu

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"2. Traducteur anglais de l'ouvrage de M. A. Harxack, Das Wesen des Christentums.

Elle dit seulement que le Cardinal Secrétaire d'État sera chargé de donner, sur ce sujet, des explications au Cardinal Archevêque de Paris. Vous avez pu voir comment le jeune Cardinal Merry del Val s" est acquitté de cette mission. 11 reprend les considérants allégués par le Cardinal Richard dans l'interdiction de mes articles sur la religion d'Israël, en octobre 1900, et dans la censure de L'Évangile et V Eglise, en janvier 1903. La lettre de Mgr Merry del Val nous renseigne officiellement sur les intentions de la Congrégation du Saint-Office, mais elle n'est pas un jugement officiel de cette Congrégation. Des décrets du Saint-Office et de l'Index, commentés par la lettre du Cardinal Secrétaire d'Etat, il résulte que l'on a voulu couvrir de l'autorité pontificale les mesures antérieurement prises contre mon enseignement et contre mes écrits par le Cardinal Richard et d'autres prélats français. On dénonce mes opinions et mes livres comme dangereux, et Mgr Merry del Val parle môme des erreurs dont mes livres « regorgent » ; mais on ne dit pas en quoi ces erreurs consistent ; à plus forle raison ne les a-t-on pas condamnées. Le monde catholique, le clergé français surtout sont invités à se défier de mes doctrines, et, pour les en préserver, on leur défend de lire mes

livres : voilà, me senible-t-il, ce que signifient les documents romains que le Cardinal Richard a communiqués au clergé de son diocèse et à moimême le 3i décembre dernier.

Je n'ai pas à discuter en ce moment l'opportunité d'une telle monition. J'ai dit assez clairement, dans mes deux petits livres, ce que je pense touchant le rtMe enseignant de l'Eglise et les inconvénients que peut présenter ce que je me suis permis d'appeler le régime intellectuel du catholicisme, pour que vous deviniez sans peine comment je pourrais parler de la censure, si c'était un autre qui fût censuré. J'estime que je dois témoigner du respect pour cet acte d'une autorité que je crois nécessaire au maintien de la vérité chrétienne dans le monde. Mais ce respect ne fait pas tort à celui que je dois à la vérité même. Catholique j'étais, catholique je reste ; critique j'étais, critique je reste.

Notez, Monsieur, que, si l'on blànie publiquement mes opinions, l'on ne me demande pas d'y renoncer l. Le fait est que, si peu qu'elles vaillent, je ne pourrais les sacrifier aujourd'hui qu'en détruisant ma pauvre intelligence. Avec la meilleure volonté du monde, je ne puis lire la

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