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V. Pacnon. Une orientation nouvelle de la sphygmomano

métrie. La pression minima étalon sphygmomanométrique. La

Presse médicale, 22 mars 1913.

HÉRE

: M. Pachon en conclut qu’elle devrait constituer « l’étalon Sphygmomanométrique, qui doit servir de base ra-

tionnelle à la fixation des états d’'hypo et d’ hypertension

artérielle ».

Il était donc indispensable de connaître la tension artérielle minima. Lors de ses recherches, Potain avait essayé de la déterminer: dans la moyenne des cas, elle était les 3/5 de la pression maxima. Mais ce n’était là qu’une donnée approximative, et il fallait obtenir plus de précision dans cette évaluation. On y erriva par la méthode oscillatoire de Marey. C’est à elle que l’on doit les instruments d’ Amblard, de Pal et surtout l’oscillomètre sphygmomanométrique de Pachon, qui est de plus en plus employé.

Sans doute cette méthode oscillatoire donne peut-être,

Pour la tension maxima, des chiffres trop élevés, plus

élevés en tout cas que les chiffres obtenus par la méthode de Riva-Rocci. Mais s'ils n'ont pas, en eux-mêmes, une valeur absolue exacte, ils possèdent néanmoins une valeur relative très réelle, ce qui est fort important et très suffisant pout les besoins de la <lnique. En tout Cas, pour la pression minima, les chiffres paraissent être très rapprochés de ce qu ils sont dans la normale (c’est-à-dire, de ceux que l’on observe expérimentale ment en prenant directement la pression sur l’artère

ouverte).

Nous sommes done, actuellement, en possession d’appareils permettant de déterminer avec une très grande précision l’état de la pression artérielle soit maxima, Soit minima, Mais ce n’est pas tout, et l’observa teur est

M: ; ü ; ù : A PA )bligé, lui-même, d’avoir plus de circonspection dans

appréciation des données fournies par l'étude de la ension artérielle. C’est. qu’en effet, cette tension est ‘ssentiellement variable, mème à l’état physiologique, hez un même individu. Potain (1) le premier, qui, s’il avait pas à sa disposition les instruments de précision que nous possédons aujourd'hui, savait merveilleusenent interpréter les données de son sphygmomanomère, avait remarqué que la pression artérielle variait à Fétat normal suivant diverses conditions. C’ést ainsi que a pression est dépendante de la respiration : « Lorsque a respiration est ample, lente et régulière, la pression lans la radiale s'élève pendant la deuxième partie de ‘inspiration et s’abaisse vers la fin de l’ expiration ». La pression varie également avec la digestion : « Le plus jouvent la pression artérielle s’abaisse à la suite des ‘epas et pendant une partie de la période digestive. » Mais ceci encore n’est pas une règle invariable et déend des aliments que l'on à absorbés: c'est ainsi que i «le vin a été pris en quantité notable, c’est la stimuation cardiaque qui sembie l’émporter : la tension tend

lors à s'élever (2) ». Le mouvement influe également,

1. Porax. La pression artérielle de l’homme à l’élal normal { pathologique, Paris. Masson, 1902.

2. M. le professeur agrégé Loeper est revenu récemment sur ette question. Des expériences fort démonstratives qu’il a faites ce sujet, il résulterait qu'après le repas la pres sion artérielle asse par trois phases successives. La première phase, d’une duse de demi-heure énviron, serait caractérisée par l’hypertenion, attribuée à la distension de l'estomac. La deuxième phase»

de façon variable, sur la tension artérielle : c’est ainsi que Potain conclut des recherches faites à ce sujet, , « qu'en général un exercice modéré élève la pression! et qu’un exercice énergique prolongé tend à l’abaisser ». L'influence de la température, quand elle s’élève d’une: façon considérable, est manifeste et « entraîne habi-. tuellement un abaissement de la pression dans les ar-: tères ». Il est établi également « qu’un changement rapide. de la pression atmosphérique amène un changement en sens inverse de la pression artérielle dans des pro= portions telles, qu’en moyenne, pour une élévation ou un abaissement barométirique de 1 millimètre il se fait un changement de la pression artérielle, en sens inverse,

de 0,7 millimètres ».

Et on ne peut pas prétendre que ces différences de pression obtenues par Potain doivent être attribuées au manque de précision de son sphygmomanomètre. Il faut reconnaître que, si le chiffre donné par son appareil n'avait pas de valeur absolue, il possédait tout au moins une valeur relative qui permettait de comparer les résultats obtenus par l’auteur. Car les faits fournis par lui « résultent de ses constatations personnelles » et il

estime « qu’ils méritent confiance ayant été obtenus

qui succèderait immédiatement à la première et durerait environ une heure et demie, serait une phase d’hypotension, produite par le passage dans le sang d’une « hypotensine » secrétée par la muqueuse gastrique, Enfin, la troisième phase serait, comme la première, une phase d'hypertension, due'au passage dans l'organisme des aliments hypertenseurs, tels que le vin, les épi cestetc. etc: 1

D Pur

toujours avec un même instrument soigneusement contrôlé et appliqué suivant une méthode constante (1) ».

… D'ailleurs les recherches faites par les divers auteurs qui se sont, tout récemment, occupés de la question, sont concordantes et tendent à établir que la pression “artérielle n’a pas une valeur constante, pour le mème ; individu, suivant les circonstances extérieures ou inté- -rieures dans lesquelles il se trouve. C’est ainsi que : MM. Josué et Godlewski (2), insistent sur la nécessité, - pour ne pas enregistrer des pressions artérielles erro-

nées, de prendre la pression en série plusieurs fois par

- jour ou plusieurs jours de suite. M. le professeur agrégé

- Loeper a étudié, ainsi que nous l'avons déjà noté, les variations de la pression suivant la période digestive. - Enfin M. Gallavardin (3) admet que « la pression arté- rielle n’est peut-être jamais dans un équilibre absolu- - ment parfait. En dehors des oscillations respiratoires. il faut compter avec les oscillations vaso-motrices et avec les variations survenant sous l'influence de divers ‘états physiologiques (sommeil, travail intellectuel, émotions morales, digestion, menstruation, grossesse et ac- -couchement, exercices physiques, changement de po-

sition). »

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